Les cordes de la potence

Les cordes de la potenceQui donc est diantrement étonné, en débarquant dans une petite ville de l’Ouest pour arrêter les pilleurs de banque, d’apprendre que son fiston, le petit Dan, a fait le coup avec trois autres voyous ? C’est papa John Wayne, alias Cahill, marshal des États-Unis. A la décharge du gamin, on dira qu’il a été entraîné par de mauvais camarades, rencontrés un soir de cuite dans une cellule de la prison locale. Le méchant, le vrai, c’est le chef des malfrats, George Kennedy. Alors, le père outragé saisit l’occasion de donner une bonne leçon à ses rejetons (le benjamin Billy Joe est aussi dans le coup) et de leur apprendre la morale en les aidants à zigouiller leurs complices. Comme on le voit, le cinéma d’Andrew Mc Laglen ne s’embarrasse pas de nuances. C’est un film d’action, dont l’efficacité ne se relâche pas. Gary Grimes est très convaincant.

Buffalo bill et les indiens

Buffalo bill et les indiensBuffalo Bill est l’un des héros de Western les plus célèbres. Une bonne trentaine de films lui ont été consacrés. Lui même, sous son véritable nom de William Frederick Cody, interpréta trois fois son propre rôle à l’écran. Considéré comme un mythe de la légende de l’Ouest, passant pour l’ami le plus fidèle des Indiens, Buffalo Bill a quelque peu usurpé ses titres de gloire et sa renommée. Ayant débuté comme escorteur de diligence puis comme gardien de troupeaux et agent secret de l’armée du Nord lors de la guerre civile, il termina sa vie comme directeur de cirque, promenant à travers les États-Unis et l’Europe son fameux «Wild West show», une sorte de reconstitution de l’histoire de l’Ouest. C’est ce dernier épisode de l’existence de Buffalo Bill que Robert Altman raconte dans son film. Bien connu pour être un destructeur de mythes (II s’était attaqué au western avec «John Mc Cuba» et au show-business dans « Nashville »), Altman n’y va pas de main morte. C’est un portrait féroce qu’il trace de ce cow-boy d’opérette. Il le décrit comme un arriviste sans scrupules, vaniteux et cupide, incapable d’atteindre une cible à deux mètres, tenant à peine en équilibre sur son cheval et constamment imbibé de whisky. Bien décidé à révéler la véritable personnalité de Buffalo Bill, Altman s’attache à nous montrer combien celui qui passait pour être le protecteur des Indiens n’était en réalité qu’un horrible négrier. En effet, pour donner de l’attrait à son show, Buffalo Bill «achète» à l’armée américaine, le vieux chef Sitting Bull. Encore un mythe qui fout le camps au grand galop !

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