Catégorie : Divers

Des prêts à la consommation compétitifs

S’affranchir des banques pour obtenir à moindre coût un crédit à la consommation, une gageure ? Grâce à la plateforme Internet Prêt d’Union, www.pret-d’union.fr, les ménages à la recherche d’un prêt à la consommation et les particuliers investisseurs sont mis en relation tout en se passant de l’intervention des banques.
Principaux atouts, selon Charles Egly, président du directoire de Prêt d’Union : « Pour les emprunteurs, les taux compétitifs des prêt proposés – au maximum 19.500€, sur cinq ans -, inférieurs en moyenne de 1à 1,5% par rapport au marché, et pour les prêteurs, des taux de rémunération attrayants, actuellement jusqu’à 6,5% brut par an sur cinq ans. » Quant aux risques d’incidents de paiement considérables qu’engendrent, en général, les prêts entre particuliers, Prêt d’Union se veut rassurant en invoquant son statut d’établissement de crédit et sa politique de sélection un peu plus stricte des emprunteurs que ses concurrents.

Votre bourse en direct, nouvelle appli Ipad

Investir-Le Journal des Finances innove encore en lançant sa nouvelle application iPad, accessible à partir de l’App Store d’Apple. Avec ce nouveau produit, également disponible pour l’iPhone ou pour tout autre smartphone Android, vous disposez d’un tableau de bord complet pour suivre la Bourse en temps réel. Dès l’accueil, vous accédez aux cotations et graphiques des indices, au fil des dernières informations et conseils de la rédaction.

iPad

Auprès vous être connecté avec vos codes habituels, créez, retrouvez ou modifiez en direct vos portefeuille et listes de valeurs ainsi que les alertes sur les entreprises que vous suivez en particulier. Exclusif : ces données sont totalement synchronisées, que vous utilisez l’iPad, l’iPhone ou notre site Internet. Vous accédez par ailleurs, grâce au moteur de recherche situé en haut à droite de tout écran, aux fiches valeurs détaillées (cours, graphique, carnet d’ordres, consensus, conseil, actualités). Parmi les autres fonctionnalités, votre espace personnalisé plus détaillé, les devises (convertisseur en prime…) et les cours des matières premières.

Les trackers en replication synthétique sont-ils dangereux ?

La découverte de la fraude de 2,3 milliards de dollars réalisée par Kweku Adoboli, courtier de la salle de marchés Delta One de UBS à Londres, relance une polémique sur l’utilisation des produits dérivés. Deux promoteurs réagissent à la remise en cause des ETF.

NON

orLes ETF connaissent un succès grandissant partout dans le monde. Lyxor, filiale du groupe Société Générale, a lancé son premier ETF en 2001. Les ETF de Lyxor représentent plus de 75% des volumes échangés à la Bourse de Paris.
Le succès de ces produits, auprès des institutionnels et des particuliers, est un gage de leur utilité. Leur négociation en Bourse, comme une action, et leur liquidité sont appréciées des investisseurs qui bénéficient d’une exécution quasi instantanée. Les ETF de lyxor sont des produits d’investissement sûrs et transparents, conformes à la directive OPCVM. Lyxor utilise pour tous ses ETF la méthode de réplication dite « synthétique ». Celle-ci consiste à acheter un panier de titres de même nature que celle de l’indice répliqué – par exemple d’actions pour un indice actions – puis à conclure un contrat d’échange (on parle de swap) avec une contrepartie bancaire. Cette technique garantit à l’investisseur une réplication parfaite de l’indice que la banque contrepartie swap s’engage à verser. Certains pointent du doigt cette technique, souvent par méconnaissance, et soulignent le risque de défaut de la banque contrepartie. C’est oublier que, réglementairement, la société de gestion doit veiller à ce que ce risque soit limité à 10% au maximum de la valeur de tous les actifs détenus par le fonds. Et que, en pratique, Lyxor applique des règles de gestion quotidiennes encore plus prudentes pour maintenir ce risque proche de 0%. Enfin, c’est omettre que les ETF en réplication physique prêtent souvent les titres détenus afin d’optimiser leur gestion, ce qui implique aussi risque de contrepartie.
La transparence est complète sur les ETF de Lyxor : nous publions chaque jour sur Internet la liste des titres détenus par chaque tracker, la valeur résiduelle et les contreparties du swap (Société Générale pour ce qui nous concerne). En conclusion, rappelons que les ETF sont des outils permettant un accès facile et à moindres coûts à toutes les classes d’actifs. Pour un particulier, c’est la possibilité de diversifier simplement son portefeuille. La véritable question qui se pose à l’investisseur est celle du choix du bon indice, celui qui délivrera l’exposition recherchée.

OUI

Nous ne voyons pas l’intérêt systématique de la réplication synthétique. Au contraire, dans un ETF investi en titres physiques, la simplicité domaine. Un ETF qui réplique l’Eurostoxx 50 est simplement investi dans les cinquante actions de l’indice.
C’est plus naturel et surtout cela n’introduit pas de risque de contrepartie, contrairement au swap. En termes de transparence et de visibilité, le physique est largement préférable. Autre avantage de la réplication physique, pour les fonds traditionnels comme pour les ETF, elle permet de bénéficier des revenus éventuels du prêt de titres. Chez iShares, nous réinjections dans l’ETF 60% des revenus générés, ce qui allège d’autant leurs frais de gestion et produit des écarts de performance très faibles par rapport à l’indice, au plus grand bénéfice du client.
Toutefois, il est concevable qu’un ETF fasse courir un risque de contrepartie s’il donne accès à un indice inaccessible avec des titres physiques cotés, par exemple des matières premières, ou procure un avantage fiscal. Tel est le cas des ETF d’actions internationales éligible au PEA : lorsqu’un investisseur en achète, face au risque de contrepartie, il peut bénéficier de la niche fiscale du PEA. Dès lors, chaque investisseur doit juger si la rémunération obtenue compense le risque de contrepartie de l’ETF synthétique. En revanche, je ne vois pas l’intérêt d’une réplication synthétique pour gérer des ETF obligataires, notamment ceux qui ne comportent que dix à quinze émissions et sont donc facilement gérables avec les titres physiques. Nous militons pour une meilleure transparence de la classification des ETP : indiquer s’il s’agit d’un ETF, d’un ETC ou d’un ETN. Il faudrait de plus que les promoteurs précisent le mode de gestion de leurs ETF afin que chaque investisseur puisse choisir son risque. Nous nous interrogeons aussi sur les produits à effet de levier et produits inverses car ce ne sont plus réellement des produits de placement à conserver longtemps en fond de portefeuille. Ces ETF sont des produits compliqués, au fonctionnement peu compréhensible. Un incident sur ces produits nuirait à l’image des ETF traditionnels et moins compliqués.

A la recherche de la valeur refuge

« Désormais la fuite vers la qualité ressemble plutôt à une fuite en avant. »

La valeur refuge, c’est le nouveau Graal de l’épargnant ! Même dans le monde de la finance, la politique de précaution fait de plus en plus d’adeptes. Le but n’est plus d’arbitrer sur les actifs les plus rentables, mais sur ceux qui présentent le moins de risques. Ce sentiment d’inquiétude se traduit par une appétence pour l’or. La relique barbare fait de nouveau consensus lorsque la météo annonce un avis de tempête. L’or, actif stérile car dénué de rendement, approche donc de ses plus hauts. On peut trouver mieux comme refuge car le métal jaune, actuellement fortement valorisé, est susceptible de subir un retournement de tendance, donc de vous infliger une perte en capital.

Deuxième actif refuge, la pierre. Son succès est d’autant plus éclatant que l’immobilier est assorti d’une valeur d’usage. Mais là aussi, la vigueur de la demande a gonflé les prix et les perspectives de plus-values s’éloignent à un rythme accéléré parla hausse de leur régime de taxation. Reste en lot de consolation un rendement qui s’amenuise.

Dernière cartouche des investisseurs en quête de sécurité : l’emprunt d’Etat. Quel est jusqu’à présent dans nos pays développés le débiteur considéré comme le plus sûr ? L’Etat évidemment, car doté du pouvoir de lever l’impôt, il dispose de ressources récurrentes et illimitées… Ça, c’est la théorie, car en usant sans modération du levier de la dette, les gouvernements ont faussé la machine. Même en France, la référence ultime, le sacro-saint emprunt d’Etat, devient un actif comme un autre. Symbole de ce retournement à 180 degrés, l’OAT 01ans dépasse la barre des 3.50%. Contrairement, cela signifie que les prêteurs exigent aujourd’hui de la France une rémunération attrayante, sans quoi ils iront placer leur argent sur des titres plus solides ; en Allemagne par exemple quitte à se contenter d’un taux inférieur à 2%.

Les repères habituels sont balayés par le tsunami de la crise. Désormais la fuite vers la qualité ressemble plutôt à une fuite en avant. A force d’occulter les signaux d’alerte désormais émis par les actifs « refuges », l’épargnant peut faire des choix allant à l’encontre de ses objectifs. C’est pour cette raison que dans notre Guide des placements 2012, nous avons accordé une place particulière à l’évaluation du risque qui figure en tête de nos fiches. L’échelle va de 1 à 10. La note sévère attribuée à certains actifs réputés comme refuges traduit notre inquiétude sur leur capacité à préserver votre capital. D’autres à l’inverse, largement décotés, nous paraissent moins dangereux que ne le laisse présager leur réputation et un parcours assez chaotique.

economie allemande

Aujourd’hui, faire preuve de prudence, c’est faire preuve de discernement et ne pas se jeter aveuglément sur les placements qui ont fait les beaux jours de la décennie précédente. Et si la nouvelle valeur d’avenir, faute de s’ériger en valeur refuge, se situait du côté des actions ?