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Le retour d’Olympus

Olympus Le retour d’Olympus dans le concert des reflex à objectifs interchangeables n’est pas passé inaperçu. De Salons en conférences de presse, le système E a créé l’actualité pendant l’année 2003. A juste titre car il s’agit là du seul vrai nouveau système 100 % numérique. Tous les autres fabricants (même Sigma) doivent tenir compte dans leur cahier des charges des contraintes liées à la compatibilité entre les montures argentiques et numériques. Pas Olympus, qui a depuis longtemps enterré sa gamme OM.

100% pixel

Du coup, l’E-l et surtout ses objectifs dédiés ont été conçus à partir d’une page blanche. Ce qui a d’abord permis à Olympus de sortir de la dictature du ratio 2/3, celui du 24×36. S’inspirant du moyen-format (ou plus vraisemblablement des écrans de télé !), Olympus a choisi le ratio 4/3 avec un mini-capteur de 17,4 x13,1 mm. Les focales qui en découlent correspondent à celles du 24×36 divisées par deux. Le 25 mm correspond au 50 mm, le zoom standard proposé (un 14¬54 mm) couvre le champ d’un habituel 28-108 mm.
On s’attendait donc à disposer d’un système compact et léger. Mais si le boîtier affiche effectivement un volume et une forme assez compacts, les objectifs, eux, restent dans les normes habituelles. Les gains en taille ne sont réels qu’en très longue focale (300 mm équivalent 600 mm). En effet, Olympus a voulu mettre les « petits plats » dans les grands en concevant un système optique complètement télécentrique. Les rayons devant tous toucher le capteur de façon strictement perpendiculaire, la monture de l’E-1 ne pouvait pas être aussi réduite que celle d’un reflex APS par exemple (le film accepte, lui, parfaitement les rayons lumineux obliques alors que les escaliers des CCD créent des effets d’ombres et donc des artefacts).
D’où une certaine déception pour ceux qui espéraient qu’Olympus allait proposer un petit Leica numérique!

Un superbe objet

Reste que le boitier de l’E-1 est une vraie réussite, autant sur le plan de la construction qu’au niveau du confort. Son viseur, un quasi 100 %, fait vraiment plaisir par rapport à ceux de la concurrence. De même, la prise en main et l’ergonomie sont remarquablement étudiées. Seul l’AF n’est pas au niveau avec seulement trois petits points que l’on visualise difficilement (pas de surlignage en rouge).
La qualité du rendu est excellente au niveau des couleurs. Les teintes sont justes et fidèles. En cela, l’E-1 justifie tout à fait son statut « pro ». Et, malgré sa petite taille physique, le capteur reste excellent jusqu’à 400 ISO. Bien sûr, on peut trouver les 5 MP embarqués un peu insuffisants pour les grands formats, mais là aussi jusqu’au A3, nous n’avons noté aucun effet de pixellisation. Tous les premiers modèles testés présentaient une certaine mollesse dans le rendu. Sur les modèles définitifs et commercialisés (reçus le 10 octobre à la rédaction), ce défaut a presque disparu. On conseillera encore toutefois un petit passage par un script Photoshop qui effectuera une légère accentuation pour doper la netteté apparente de l’image.

Revenons sur le Nikon D100

Nikon D100Toujours là ! En vente depuis presque 18 mois, le Nikon D100 fait figure d’ancêtre parmi la génération « baby-boom » numérique. Une longévité qui peut s’apprécier de deux façons totalement opposées.
D’un côté, cette durée de vie exceptionnelle fait plaisir aux précédents acquéreurs tout en rassurant ceux qui n’achètent qu’un modèle rodé et éprouvé. Pour ceux-là, aujourd’hui pas de doute, le Nikon D100 a démontré qu’il pouvait remplir parfaitement des tâches photographiques haut de gamme. Sa fiabilité est avérée tout comme la qualité des images (affinée pour les pinailleurs par la dernière version du logiciel maison, le fameux Nikon Capture 3). De plus, ces « attentistes » sont aussi des petits malins puisqu’ils vont aujourd’hui acquérir un boîtier mur à un prix « bradé ». En effet, il y a un an le Nikon D100 était vendu 3 100 €, soit 1 000 € de plus qu’aujourd’hui. Voire plus, si le prix continue de baisser à l’approche de l’arrivée du prochain D200 prévue pour février prochain à la PMA américaine.
Une première génération
Et c’est bien là le point faible actuel du D100. Ce boîtier n’est pas compétitif avec les derniers perfectionnements. Rappelons qu’il est construit sur une base de 1’80 et qu’il n’est pas très véloce au point de vue de l’AI’ L’année dernière, on pardonnait beaucoup à un reflex numérique. Aujourd’hui, on commence à lui appliquer les mêmes critères qu’en argentique et, de ce fait, le D100 manque de « coffre ». Certes son ergonomie est agréable, sa prise en main plutôt intuitive, mais sa charpente, son viseur, ses capteurs AI’, son « buffer », etc. laissent à désirer face aux nouveaux venus. Si l’on devait comparer le D100 à la concurrence directe, on dirait qu’il se rapproche plus de l’EOS 300D que de l’EOS 10D ou de l’Olympus E-l. Quant au match fratricide avec le Fuji S2 Pro, ce dernier, à tarif égal, garde à notre sens son léger avantage (sauf sur le critère de la revente, un Nikon se négociant toujours mieux en occasion qu’un Fuji !).

Des atouts intemporels

Malgré tout, et nos images ci-contre le prouvent, le D100 n’est pas un mauvais reflex, loin de là. Son capteur 6 MP est correctement analysé par un DSP efficace et il peut grimper jusqu’à 400 ISO (voire plus) sans trop de souci. Le rendu calorimétrique est juste avec un bon mixte entre des teintes saturées et des couleurs « vraies ». Son système de mesure reste un « vrai » Nikon, c’est-à-dire irréprochable. Il ne faut pas oublier que la qualité d’image dépend aussi de l’exposition (un peu comme en film). En effet, le numérique n’aime pas la surexposition qui va vite « brûler » les hautes lumières. Et après, aucun logiciel ne peut créer une matière inexistante! Pour le reste, si vous n’avez pas besoin d’une connexion FireWire ou USB 2.0, si les cadences rafales prolongées ne sont pas essentielles pour vous et si vous ne voulez pas enregistrer simultanément vos fichiers en Raw + Jpeg, le 0100 reste un outil tout à fait recommandable.
Son CCD 6 MP permet d’envisager sans souci des tirages A3 et les reporters pros ont publié des quantités de doubles pages réalisées avec ce reflex. Alors, même s’il n’est pas intrinsèquement le meilleur, il est peut être largement suffisant pour les besoins de la plupart d’entre nous.

Du nouveau chez Fuji

Malgré son âge, le Fuji S2 Pro garde encore de très sérieux atouts. La concurrence est de plus en plus acharnée, notamment en termes de prix, mais en pure qualité d’image, le FinePix S2 Pro reste dans le peloton de tête surtout à 100 ISO.

Le savoir-faire de Fuji

Fuji S2 Pro

La qualité intrinsèque des images produites par le S2 Pro vient de ce super CCD qui a fait couler beaucoup d’encre à sa sortie. Souvenez-vous, Fuji multipliait par deux le nombre de pixels réels sous prétexte qu’ils sont disposés en diagonal sur le capteur. Le S2 Pro permet d’interpoler les images à 4 256x 2 848 pixels (toujours ces pixels en diagonal) pour annoncer une vraie-fausse définition de 12 MP à notre sens inutile. Ces querelles technico-marketing sont loin de nous et c’est tant mieux. Il reste l’essentiel: le capteur 6 mégapixels Fuji est excellent, il est épaulé par un DSP qui traite les bruts avec brio. Et en 6 MP, on arrive sans problème au A3+ avec une qualité de sortie que peu d’appareils argentiques peuvent égaler. Le tout est de bien traiter les fichiers en post -production et c’est tout le débat du numérique précisément.

Un boîtier perfectible

Nous aimons toujours beaucoup le Fuji S2 Pro mais nous serions tout de même ravis que Fuji nous propose une version améliorée. Pas tant sur le nombre de pixels (au-delà de 8-10 millions, c’est plus de problèmes que de bénéfices sur un reflex …) mais sur l’ergonomie générale et la finition du boîtier. Fuji travaille sur une plate-forme Nikon ce qui est loin d’être un mauvais choix mais Nikon se réserve les produits phares pour sa propre gamme. C’est de bonne guerre. Et que ce soit chez Kodak ou chez Fuji, point de solution numérique à base de FIOO ou de F5 … C’est le F80 qui a servi de base de travail et le F80 n’est pas un boîtier pro. Le viseur est un peu riquiqui, le cycle un peu lent (ce qu’on appelle la disponibilité) et la finition un peu plastique. La gestion de l’alimentation manque de cohérence (pas de poignée additionnelle). Mais le choix des batteries NiMh AA (compatible lithium en dépannage) se révèle simple, efficace et économique.

Qualité des images

Contrairement à certains fabricants qui se sont lancés dans l’image numérique sans être spécialistes, Fuji connaît la photo! Et le S2 Pro délivre en brut des images d’une qualité remarquable sans trop de saturation (comme sur certains compacts) ni trop d’accentuation (pour masquer la piètre qualité du couple objectif! capteur ?). Les teintes chair sont acceptables même au flash. L’appareil montre tout de même certaines limites lorsque la sensibilité est poussée, d’ailleurs pas plus loin que 800 ISO. Là, certains concurrents se sortent bien mieux de l’exercice et la structure de l’image devient assez désagréable. Si en studio et à la sensibilité nominale de 100 ISO., le fichier interpolè de 34 Mo permet de faire des tirages haute résolution en A3+, le S2 est moins universel sur le terrain, en reportage, que certains concurrents. D’ailleurs sa fabrication globale ne fait pas de lui un baroudeur … Au studio, en revanche, le FireWire et le logiciel Hyper Utilities sont des auxiliaires très précieux. A noter la présence d’une touche surimpression.

Le nouveau EOS 300D

La sortie récente de l’EOS 300D a eu un double effet contradictoire sur l’EOS 10D : d’un côté, il a perdu une bonne part de son attrait puisqu’un modèle deux fois moins cher propose désormais la même gestion numérique (capteur+ processeur). Mais, d’un autre côté, sont tarif « officiel » ayant baissé de 500€ (voir plus !) il est devenu encore plus attractif par rapport aux autres concurrents. Difficile donc de mettre ces deux argumentaires en balance et de tout synthétiser dans une seule notation !

Un boîtier à sa main

EOS 300D Avec son capot en magnésium et sa large coque, l’EOS 10D trahit d’emblée sa nature ambitieuse. Il est l’exact moyen terme entre les reflex d’entrée de gamme 100% plastique et les modèles pros « tropicalisés ».
Bien construit, solidement charpenté, muni d’un viseur acceptable (sans être excellent, couverture 95% seulement, il est meilleur que celui de l’EOS 300D !), l’EOS 10D propose toutes les sélections créatives : avec lui on choisit son système de mesure indépendamment du mo de fonctionnement, avec lui, on a le choix permanent entre autofocus Ai-Servo (priorité au déclenchement) et un autofocus One-Shot (priorité à la mise au point). On regrettera toutefois les petits oublis qui permettraient à cet EOS 10D de se différencier plus nettement de l’EOS 300D tek qu’une connexion en USB 2.0, qu’un double slot pour les cartes mémoires ou qu’une mise en route plus rapide. En revanche, pour les « purs Canonistes », il a cet atout incontestable qu’est la large molete arrière. L’EOS 300D en est dépourvue et cette seule différence justifiera pour certains l’achat d’un EOS 10D !

Un rendu doux

Mais pour l’essentiel, l’EOS 10D est une entière réussite. Les touches sont sécurisées, les molettes crantées et la signalétique entre les fonctions de prise de vue et de visualisation sont nettement identifiées.
La qualité d’image est également irréprochable. Le CMOS est désormais parfaitement maîtrisé par Canon et les 6 millions de pixels effectifs sont largement suffisants pour une utilisation photographique experte. Les forums Internet ont disserté à foison sur les problèmes d’autofocus qu’aurait l’EOS 10D avec certaines optiques. Pour notre part, nous n’avons pas eu de problèmes mais il est évident que nous ne pouvons pas essayer chaque boîtier avec les 60 objectifs Canon EF (actuels), plus les anciens plus la centaine de Sigmma, Tamron, Tokina etc… compatibles ! Tout reflex numérique moderne peut connaître ce genre de souci et dans le cas de l’EOS 10D, le SAV Canon opère gratuitement un réglage sur mesure avec les optiques éventuellement décalée. Reste alors la question centrale : pourquoi acheter un EOS 10D 400€ de plus qu’un EOS 300D, d’autant qu’il faudra en plus acquérir un zoom grand-angle (17-40mm f :4 conseillé) bien plus cher que le 18-55 mm dédié au 300D ? Pour nous la réponse tient dans la notion de plaisir et d’investissement. Un EOS 10D muni d’un 17-40mm f :4 représente un achat de long terme (avec un meilleur espoir de revente qu’un EOS 300D+ 10-55mm) et il permet de travailler avec un équipement, certes plus lourd, mais mieux construit. De plus, le rendu des couleurs est plus « doux », moins accentué. Moins flatteur à première vue mais meilleur à 400 ISO quand le contraste monte.

Encore des astuces pour la prise de vue

Après la prise de vue

prise de vue photoAvant, seuls les fans du labo s’occupaient de la « post-production », En numérique, chacun doit se préoccuper des questions de transferts, de formats, de conservation. Les possibilités sont plus nombreuses, mais les obligations et les soucis, aussi!

Le passage par l’ordinateur

Quand un photographe numérique rentre chez lui, le travail n’est pas fini. Il va devoir décharger ses cartes mémoire, ranger et indexer ses images. Mais surtout, pour un usage professionnel ou tout simplement « créatif », il va devoir dupliquer sa photo et créer deux dossiers: l’un avec les images brutes déchargées restera intact. Dans l’autre, il va commencer par une visualisation rapide. Puis il va ouvrir chaque fichier pour juger de l’intérêt et de la qualité de sa photo. La poubelle va accueillir les images jugées ratées. Pour les autres, il va contrôler les niveaux (le fameux histogramme), vérifier la colorimétrie et éventuellement agir sur le filtre « accentuation » pour doper la netteté apparente. Puis il va s’agir de peaufiner son recadrage, de choisir une taille d’image et une résolution avant de renommer le fichier…

Stockage et archivage

Après vient le temps de l’archivage. A chacun sa logique de rangement, mais le numérique demande plus de rigueur que la fameuse boîte à chaussures qui recueillait vos pochettes de négatifs. En effet, le disque dur de votre ordinateur ne peut conserver toutes vos photos. Et de plus, ce n’est pas prudent de mettre tous ses œufs dans le même papier. La meilleure solution actuelle consiste à graver des CD. Chaque fois, faites un duplicata. Un CD sera conservé intact dans la bibliothèque, l’autre sera utilisé régulièrement. Chaque CD doit avoir une jaquette et un index avec une vignette des photos présentes. Sinon, ce sera l’enfer pour retrouver une photo. Le souci n° 1 est ensuite que le CD n’est pas éternel. Ni les lecteurs de CD. 11 faut donc déjà savoir qu’un jour vous devrez copier tous vos CD sur un autre support:
DVD 4,7 Go ou peut-être directement sur DVD Blu-Ray double couche (47 Go) à moins que l’AOD l’emporte (30 à 40 Go par disque). Affaire à suivre … Ce qui est certain, c’est que vos petits-enfants ne pourront pas, dans cinquante ans, ouvrir vos CD actuels!

De la VHS au DVD : un parcours extraordinaire

BetamaxAvec la mise en marché des cassettes vidéo Betamax, Sony a aussi sorti dans les années 80 des cassettes format VHS. Ainsi, depuis la magnétoscope VHS a vu aussi le jour et a connu un essor fulgurant car les gens étaient ravi d’avoir enfin l’occasion d’enregistrer enfin ses films préférés.

Les différentes étapes gravies par le VHS

Au tout début des années 70, les japonais ont longuement travaillé sur la réalisation des cassettes vidéo home system. Pour les inventeurs de JVC, c’étaient une véritable prouesse technique car enfin il existe une nouvelle norme pour les vidéos. En parallèle avec ce projet japonais, Sony a aussi crée sa propre marque nommé Betamax. Il faut reconnaitre qu’avec ce premier type de cassettes, le problème d’audio était plus que palpable puisqu’elles fonctionnent en son mono.
Ensuite avec l’évolution des recherches et surtout le soif de savoir des japonais et américains, durant les années 70, 3 constructeurs ont vu le jour et tentent d’imposer chacun leur marque. Ainsi, Sony continue d’ajuster son Betamax , JVC ajuste son VHS et aussi Philips crée son V2000. Parmi ces 3 format, Betamax attraie plus les gens grâce à la qualité de l’image qu’il offre. Face à la notoriété de la cassette de Sony, Philips a abandonné en pleine route. De plus il a connu quelques problèmes techniques. Mais pourquoi la cassette VHS a connu un tel essor ?
Leur secret se réside dans le fait qu’elle a une durée d’enregistrement plus qu’intéressant pour les utilisateurs. Ce type de cassette était très adapté pour enregistrer les films de longue durée mais également pour copier VHS DVD afin de conserver ses souvenirs pour longtemps car il faut savoir qu’elles se détériorent petit à petit.

magnetoscope

Et puis quand la magnétoscope apparat au grand jour, la question du droit d’auteur se posait finalement et sème la discorde entre les inventeurs. Mais le problème avec l’industrie du cinéma était encore plus que rude car la bataille juridique commençait. Devant le problème, Universal et Walt Disney étaient la partie contre de Sony avec son Betamax. A la fin d’une longue bataille juridique, Sony sorta vainqueur car il est devenu permis à toutes personnes d’enregistrer une émission en 1984. De son coté, les films commencèrent à être distribuer sur les marchés et c’est cela qui a apaisé l’industrie du cinéma car les cassettes leurs font faire des bénéfices.
Ce qui est fort désolant dans l’histoire des cassettes et du magnétoscope c’est qu’elles ont connus un fin malheureux pas comme les films qui sont sur leurs bandes. Il faut reconnaitre que les VHS ont vraiment occupé une grande place dans la vie quotidienne de tout le monde jusqu’en 2000 juste avant l’apparition des DVD. Je vous le rappelle, il est très important si on veut garder ses cassettes VHS et HI8 de faire numeriser vhs ou même VHS-C !  Et la vente et l’appréciation des magnétoscopes s’est détériorée au fur et à mesure que le quotta du DVD monte pour dépasser en 2003 la ventes des magnétoscopes.

L’arrivée du Canon EOS 300D

Le Canon EOS 300D est la star du moment. L’annonce de son prix a créé un véritable « trou d’air » sur le marché, chacun cherchant à ajuster son tarif par rapport au 1 200 € de ce reflex 6 MP.

La qualité d’image est !

Canon EOS 300D Abondamment analysé, testé et re-testé dans nos deux précédents articles, l’EOS 300D s’est remarquablement bien comporté entre les mains de nos différents testeurs. Tous sont unanimes pour reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un modèle au rabais mais bien d’un « vrai » reflex d’entrée de gamme, capable selon les besoins d’épauler un appareil pro ou d’initier un utilisateur à l’univers digital.
Le premier point fort de l’EOS 300D est son capteur CMOS 6 MP, le même que celui de son « frère ainé » l’EOS 10D. Comme par ailleurs, la même technologie du processeur Digic est implantée sur les deux boîtiers, les résultats en termes de qualité d’image sont tout à fait comparables entre ces deux modèles. Autrement dit, l’EOS 300D vous donnera des fichiers images irréprochables à 100 et 200 ISO, aptes à être agrandis jusqu’au A3. A 400 ISO, selon les sujets, le « bruit » (ce grain numérique) pourra être visible ou pas. Comme en argentique, où la granulation visible dépend de la luminosité ambiante (un même mm 800 lSO paraîtra « fin » par temps gris et « granuleux » dans un contre-jour enso-leîl1é). Quant aux sensibilités supérieures (800 et 1 600 ISO), on les réservera à des situations extrêmes ou à des recherches esthétiques « pictorialistes ». Il ne faut toutefois pas oublier que le capteur {et son processeur) ne fait pas tout. Si votre image est sous-exposée ou si vous avez mal choisi le couple vitesse-diaph, votre photo sera tout autant ratée qu’avec un appareil argentique ! Et c’est là où le Canon EOS 300D montre quelques limites. En effet, les divers choix « experts » sont cadenassés dans des programmes assistés. La mesure centrale n’existe qu’en exposition manuelle. La cadence rafale n’est accessible qu’en mode « sport ». La mémorisation de l’exposition est inactive en dehors des modes d’exposition experts (Av, Tv, P, M). Mêmes limites en AF où c’est l’appareil lui-même qui, selon le mode d’exposition choisi, (et éventuellement le sujet cadré) va donner la priorité au déclenchement ou à la mise au point. Autrement dit, sur le plan des fonctionnalités l’EOS 300D est destiné aux adeptes du pilotage automatique.

Un concept séduisant

Au niveau de la construction du boîtier et des finitions, les avis sont partagés. C’est un modèle « plastique », très amateur. Mais ceci dit les finitions sont soignées, les touches bien espacées et les différentes fonctions clairement identifiées. Seul défaut, hélas classique: le viseur.
Autre avantage, un 18-55 mm f : 3,5-5,6 a été conçu exclusivement pour lui (il est incompatible avec l’EOS 10D et tout autre EOS). Vendu seulement 130 € de plus, ce zoom permet de disposer d’un transstandard basique à bon prix. Car le problème de la conversion de focale (x1,6) reste le casse-tête n°1 pour les amateurs de grands angles. Sans être un foudre de guerre, ce 18¬55 mm « correct » représente la cerise sur le gâteau qui fait de cet EOS le meilleur rapport qualité-prix pour découvrir le numérique de qualité.

Mes infos & astuces pour une bonne photo

Lors de la prise de vu

En numérique, tout est possible ou presque. Toutefois, sur le terrain, on ne peut pas penser à tous les réglages permis. Sinon on oublie de cadrer! Voilà donc un petit résumé des fonctions essentielles avec nos conseils d’utilisation au cas par cas.

Taille d’image et enregistrement

C’est là le grand bouleversement induit par le numérique: il faut décider dès la prise de vue de la destination finale de son image. En effet, il est impossible de tout enregistrer en qualité optimale (Raw ou Tiff) même si les cartes mémoires baissent de prix. Il faut donc savoir gérer sa carte mémoire.
Pour cela, nous vous conseillons de toujours garder le nombre maximal de pixels (c’est la taille d’image). Sans interpolation. Si vous avez acheté un 4 MP, ce n’est pas pour en utiliser 2 ! En règle générale, il vaut mieux jouer sur le format d’enregistrement et notamment sur le Jpeg. L’idéal, si c’est possible, est de rester en Jpeg Haute Qualité. Le Jpeg est certes un format destructeur, mais en qualité maximale, tous les bons appareils rendent cette destruction invisible à l’œil. On repassera en Tiff sur l’ordinateur pour les retouches cosmétiques.

Le choix de la sensibilité

On l’a vu en page précédente : en numérique on a conservé la même échelle ISO pour indiquer la sensibilité. Avec les mêmes incidences: quand on double la sensibilité, on double la vitesse d’obturation ou on peut fermer son diaphragme d’un cran supplémentaire (moins utile en numérique). Mais il existe une différence fondamentale: on peut changer de sensibilité à chaque vue ! En voyage, vous photographiez une église de l’extérieur à 100 ISO, vous entrez et vous basculez en 400 voire 800 ISO pour cadrer une sculpture. Il va donc falloir prendre l’habitude de jongler avec les ISO Et c’est pourquoi les reflex doivent proposer cette fonction directement sans passer par le menu déroulant de l’écran ACL arrière. Attention toutefois, on vous rappelle qu’il n’y a rien de magique là-dedans et plus on monte en sensibilité, moins l’image est bonne!

La balance couleur

balance des couleurs

Décidément la photo numérique se rapproche de la vidéo, car cette fonction est bien connue des vidéastes. On le sait, le rendu des couleurs est dépendant du type d’éclairage. En film, les ampoules tungstènes procurent des dominantes orangées et les tubes fluorescents des colorations vertes. Notre œil fait la conversion automatique et… l’appareil photo numérique aussi grâce à sa « White Balance » automatique. Ce ne sera pas aussi parfait que la liaison œil-cerveau, mais on peut faire confiance à son boîtier numérique dans 90 % des cas. Les photographes pointilleux effectueront un étalonnage manuel à chaque occasion délicate (ça prend 2 secondes), mais ceux qui ne veulent pas trop s’encombrer l’esprit peuvent laisser le mode « White Balance » en auto. Autant il faut désactiver les « ISO auto », autant pour l’exposition et la « WB », les pilotages automatiques de votre appareil sont fiables.

Ce qui va changer en 2014

Ordinateur obligatoire !

pc portableNe vous laissez pas abuser par des « mauvais » conseils! Si on veut faire de la photo numérique, il faut disposer d’un ordinateur. Ce n’est pas nécessaire d’être un pro de la souris, mais sans PC ou Mac, votre vie numérique va être un cauchemar! Déjà vous ne pourrez pas parfois imprimer le mode d’emploi (en Pd!) de votre appareil. Ensuite vous ne pourrez pas sélectionner avec précision vos images (l’écran arrière est insuffisant). Enfin et surtout, vous aurez des problèmes de stockage et d’archivage de toutes vos photos. Certes désormais, on peut imprimer en direct sans ordinateur, mais cette relation directe n’est qu’un des maillons de la chaîne. En revanche, au début vous pouvez vous contenter des logiciels offerts avec votre appareil photo. Il ne sert à rien d’investir 1 000 € dans Photoshop « pro » quand vous avez « Eléments » gratuitement.

Les viseurs électroniques

En plus des compacts et des reflex « classiques », il existe en numérique une nouvelle race d’appareils: les bridge-camera à viseur EVF (ou « électronique »). Avec eux, on met comme d’habitude l’œil à l’oculaire, mais on ne découvre pas une visée directe: on voit un amas de scintillement plus ou moins proche de la réalité. En effet, ce viseur « interne » est, lui aussi, constitué de cristaux liquides. Les possesseurs de caméscopes sont en général habitués à ces visées « brouillées ». Nous, nous ne le sommes pas… Ces viseurs électroniques sont plus faciles à fabriquer (et moins chers !) qu’une vraie chambre reflex. De plus, ils permettent d’installer des zooms sur puissants stabilisés type 35-420 mm. Ils vont devenir de plus en plus fréquents sur les appareils photo. Et on le regrette très vivement. Mais cette visée EVF ne gêne pas tout le monde. A chacun donc d’essayer pour se faire sa propre opinion.

Les connexions et alimentations

Quand vous allez déballer votre compact numérique, vous allez découvrir un petit bloc de la taille d’une carte de crédit (c’est l’appareil photo !) et un amoncellement de câbles, chargeurs et autres prises. C’est que le numérique ne peut pas fonctionner avec des piles classiques (ou alors seulement 30 minutes). Ni même bien sûr sans pile!
Il faut donc penser à recharger les batteries (qui s’usent avec le temps), à emporter avec soi le chargeur (et la prise compatible si on va aux antipodes) sans oublier le câble USB pour transférer les photos vers un disque dur externe ou un ordinateur portable. Certes, ce n’est qu’une habitude à prendre et encore une fois les vidé as tes ont toujours été obligés de s’y plier. Mais avant de revendre son reflex « à film » (où deux « petites » CR2 tiendront toutes les vacances), il est peut-être bon de le savoir. En revanche, les cartes mémoire prennent moins de place que les films.

Retour sur la photographie de nos jours

photographie le monde

En numérique, certains mélangent tout alors que d’autres (une minorité !) jonglent avec les pixels, les résolutions et les compressions. Entre ces deux extrêmes, se trouvent la majorité des photographes. Tentés par le numérique, ils restent hésitants devant les nouvelles habitudes à acquérir. Nous avons conçu ce dossier d’introduction pour eux. Sans revenir sur les évidences (en digital on peut effacer les photos ratées) et sans se perdre dans les hautes sphères informatiques, voilà un survol pédagogique des différences argentique-numérique avant/pendant et après la prise de vue.

Le choix du matériel

matériel photo

En numérique on retrouve la même alternative pour choisir son type d’appareil: compact ou reflex ? Petit rappel : sur un compact, le viseur n’est pas relié directement à l’objectif. Sur un reflex, oui: un miroir renvoie l’image captée par l’objectif vers Je viseur. Quand on déclenche, ce miroir s’escamote (d’où le bruit) pour permettre à la lumière d’atteindre directement la surface sensible. Sur un compact numérique, l’obturateur et le diaphragme ne font qu’un. La même puce doit tout gérer: l’AF, l’exposition, plus les fonctions digitales. Résultat: les compacts ne permettent pas des déclenchements rapides et répétés. Ils ont toutefois l’avantage d’ouvrir un nouveau champ photographique avec des perspectives originales. Ils sont donc un outil complémentaire. Mais pour retrouver les « vraies » sensations photographiques, il vaut mieux choisir un reflex en numérique comme en argentique.

Le Rôle central de l’objectif

objectif photoUn même objectif ne produira pas le même grossissement selon la taille physique de la surface sensible. En argentique, la norme 24×36 avait permis d’établir des habitudes grands angulaires jusqu’à 28 mm, focales « normales » entre 35 et 60 mm, téléobjectif à partir de 85 mm. En numérique, les capteurs CCD ou CMOS utilisés par les divers appareils sont de tailles très différentes. Donc sur un compact numérique un zoom 7¬21 mm par exemple ne veut rien dire de précis en soi. C’est pourquoi on indique toujours son équivalent 24×36. Ce qui permet de retomber sur une échelle de focale connue de tous et de faire des comparaisons. Ainsi, on s’aperçoit que, comme en argentique, ce sont les courtes focales qui font la différence: un « équivalent » 28¬100 mm est bien plus polyvalent qu’un « équivalent » 38-120 mm, même si ce dernier semble plus attractif pour les « profanes » et pour les services marketing…