Quels sont les équipements sportifs les plus tendances du moment ?

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Vous aimez ce qui est actuel, ce qui sort de l’ordinaire, et vous vous intéressez de près au sport ? Dans ce cas, il est possible que cet article vous intéresse puisque nous nous sommes demandés quels sont les équipements sportifs les plus tendances en ce moment. En effet, comme vous allez pouvoir le constater au travers de ces quelques lignes, certains appareils particulièrement novateurs sont capables de vous aider à brûler vos calories sans même que vous ne vous en rendiez compte !

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Conseil pour bien tenir le volant de sa voiture

Je ne me suis jamais posé la question: comment devrait-on tenir le volant et si je le tient d`une manière correcte. Je me souviens que dans mon auto-école mon moniteur recommandait de tenir deux mains sur le volant, parce que cela permet de mieux contrôler le volant- on est prêt à agir quand il faut effectuer une manœuvre d’évitement brusque. Quand on tient le volant de deux mains la réactivité est meilleure et il n`y a pas de risque que le volant glisse dans les mains en cas d`urgence. Malheureusement moi je le tiens le plus souvent par une seule main et l`autre soit sur le levier de la boîte de vitesse, soit sur l`accoudoir central. D`autre côté lors des longues distances le bras doit se reposer donc à mon avis dans ce cas il vaut mieux tenir le volant d`une main (la deuxième sur le levier de la boîte de vitesse- comme ça on est près à changer de vitesse) que de deux mains. De plus dans la vie quotidienne quand nous allons p.ex. au travail nous voulons nous détendre à un feu rouge ou en attendant dans les embouteillages en posant les mains ailleurs que sur le volant pendant quelques second (suite…)

Vous aussi vous cherchez un trésor ?

Je ne sais pas pourquoi mais depuis que je suis tout petit j’ai toujours été intrigué par ces passionnés qui se promènent sur la plage avec leurs drôles d’appareils qui sonnent.

Aussi loin que je me souvienne la chasse au trésor m’a toujours passionné et dès que j’ai pu me l’offrir j’ai acheté mon premier détecteur de métaux d’occasion.

A l’époque c’était un peu précaire car pendant les années 90 le progrès technique n’avait pas apporté le lot d’améliorations caractéristiques d’un détecteur de métaux actuel. (suite…)

Flash Gordon

Cette cassette est composée de cinq films inédits :

Flash Gordon 1. Le ballon de la liberté. Flash Gordon, Camille et leur ami le dragon rose ont reçu un SOS. Quelqu’un est en difficulté sur une autre planète. Ils volent à son secours, mais sont faits prisonniers par le dictateur de cette planète…

2. Le tourbillon de l’espace. Le vaisseau spatial de Flash Gordon est pris dans un tourbillon magnétique. Flash est emporté loin de sa fusée, et se retrouve sur une planète inconnue, face à son double : -Flash contre Flash !

3. Le cadeau empoisonné. L’empereur Ming veut détruire la ville des Arboriens. Il leur fait cadeau d’une statue de guerrier immense. Naïfs, les Arboriens acceptent le cadeau. Une fois dans la ville, la statue se met en mouvement, commandée par Ming…

4. Robotiquement vôtre Ming a mis au point un robot, réplique exacte du petit dragon rose de Flash. Il enlève ce dernier et le remplace par son robot maléfique. Le faux dragon doit détruire Flash et ses amis…

5. Le météorite fatal. Ming envoie un météorite dans la ville des Arboriens. De ce météorite sort un monstre violent qui détruit tout sur son passage. Mais heureusement, Flash intervient… Cette adaptation en dessin animé de Guy I’ Eclair est décevante pour plusieurs raisons : les scénarios insipides et répétitifs de ces cinq épisodes n’ont rien à voir avec ceux du journal de Mickey, beaucoup plus subtils. De plus, l’animation est bâclée, les mouvements sont saccadés, les plans ne varient pas, etc. Ceux qui ont apprécié la récente version de Rash Gordon réalisée par Mike Hodges pour le cinéma, seront désappointés par cette cassette. Malgré tout, les adeptes de Goldorak et Cie pourront y trouver leur bonheur.

Christine Boisson

Christine BoissonOù se cache donc Christine Boisson ? C’est la question que l’on pose chaque deux ans lorsque cette actrice, déjà rare en temps normal, disparaît complètement de la circulation cinématographique. La principale intéressée, elle, n’en a cure de ces préoccupations ! Elle se terre bien au chaud pendant ses retraites d’hiver, attendant patiemment qu’on lui propose le projet qui l’excitera. L’avis de recherche que nous pourrions lancer serait ainsi libellé : «Wanted : jeune femme née en 1957, comédienne de profession, méfiante et susceptible de nature, écorchée vive à ses heures perdues. Signe particulier : talent. Énorme». Les témoignages abonderont, nombreux. Untel se souviendra d’ «Emmanuelle», le premier film de Christine Boisson où celle-ci incarne l’amie trouble et dénudée de Sylvia Kristel. Un premier malentendu s’établit alors entre Christine et quelques uns qui voient un peu trop hâtivement en elle une fille à rôles sexy et déshabillés. Ce n’est que sept ans après la fantaisie érotique de Just Jaeckin que Christine tournera «Extérieur nuit», un film où elle fait sensation en femme-chauffeur de taxi, partageant ses faveurs entre Gérard Lanvin et André Dus-seller. Elle est si juste dans ce rôle car, après tout, cette Cora douce et violente, forte et fragile, ne lui est pas étrangère. C’est encore un personnage de paumée qu’elle joue dans «Du blues dans la tête», un film dit «marginal» qui ne remporte pas le succès escompté: la déception de Christine est grande et elle parle même de renoncer au cinéma. Heureusement que Antonioni l’engage pour son superbe «Identification d’une femme», nous restituant Christine Boisson telle qu’en elle-même, sidérante, quoi I…

Carole Bouquet

Cocktail pour une diva du 7e art : prenez un soupçon de mauvais caractère et une pincée d’ambition ; ajoutez-y un mélange alliant le cinéma populaire aux films intimistes. N’oubliez pas d’y inclure une large portion de beauté avant de saupoudrer d’une grande cuillerée de talent ; secouez bien le shaker et baptisez le tout «cocktail Carole Bouquet». Les amateurs intéressés trouveront cette rareté au sein de divers menus de choix, disponibles à la demande. Pour le hors-d’œuvre, il nous est conseillé de nous pencher sur «Cet obscur objet du désir» où Mademoiselle Bouquet fait ses débuts sous la houlette de Luis Buñuel. Des premiers pas prestigieux et remarqués malgré un rôle relativement secondaire. Deux ans plus tard, elle constitue brièvement l’apéritif de «Buffet froid» dans lequel elle symbolise.., la mort.French actress Carole Bouquet  arrives for the awards ceremony at the 60th Cannes Film Festival Une composition hors du commun, comme elle en raffole. S’apercevant que le public, ça existe, notre Bouquet adorée en profite pour aller jouer les fleurs plantureuses dans le jardin de James Bond. Dans «Rien que pour vos yeux», elle traverse les multiples péripéties de l’histoire, arborant un air très «faut-pas-croire-mais-ces-galipettes-terminées-je-retourne-à-mes-films-d’auteurs». Elle trouve l’élégance de participer à moult rebondissements spectaculaires tout en paraissant se demander quel sera le clou de la prochaine collection de chez Dior. C’est cela la Bond girl à la sauce Bouquet. La trahison est de courte durée puisque l’actrice retourne vite à ses films difficiles en incarnant une femme internée dans un asile d’aliénés dans «Le jour des idiots» de Werner Schroeter. La cuvée «Carole Bouquet 83/84» ? Formidable.

Fanny Contencon

Fanny a finalement eu son César. Cela pourrait être issu d’un roman de Pagnol et pourtant, c’est tout autre chose dont il s’agit. Replaçons-nous en février dernier, lors de la cérémonie des Césars du cinéma français. Fanny ContenconFanny Contençon vient d’obtenir le prix du meilleur second rôle féminin pour sa composition dans «L’étoile du Nord» ; juste récompense pour une actrice qui, paradoxalement, s’est surtout fait connaître en interprétant des femmes loufoques, gaies et bien dans leur peau. C’est justement de cette étiquette que Fanny veut se débarrasser ; elle sait bien que le public l’adore en partenaire gaffeuse de Francis Perrin, mais elle aimerait qu’on apprécie à sa juste valeur son côté touchant et paumé qui lui colle parfois au cœur. Fanny qui rit, Fanny qui pleure. Fanny en emmerdeuse patentée dans « Tête à claques » puis, le film d’après, en garce intégrale qui en fait voir de toutes les couleurs à sa Signoret de mère dans «L’étoile du Nord». Fanny, épouse dépressive de Dewaere dans «Le paradis pour tous» puis dactylo fofolle et inconsciente dans «Tout le monde peut se tromper». Fanny qui s’évade de son image de blonde acidulée en jouant au théâtre «Le maître et Marguerite», un drame rouge-passion d’après Boulgakov. Ces changements à vue, elle les choisit méticuleusement, consciente du fait qu’on ne nourrit pas éternellement une carrière avec le même plat du jour. C’est cela qui la pousse à accepter indifféremment grands et petits rôles, pourvus qu’ils lui apportent quelque chose. Ainsi, a-t-elle accepté une participation secondaire dans «L’ami de Vincent»face à Philippe Noiret et Jean Rochefort parce que l’histoire lui plaît, tout simplement.

Anne Parillaud

T out au long des années soixante, beaucoup d’hommes (avec Woody Allen à leur tête) rêvaient d’être réincarnés en collant d’Ursula Andress ; aujourd’hui, ils se battraient pour être transformés en un des nombreux pulls de laine d’Anne Parillaud : à juger la façon dont elle les chouchoute à longueur de spots publicitaires, ils seraient ainsi assurés de mener une existence «cachemirdesque» à souhait… !Anne Parillaud Anne Parillaud doit maintenant choisir ses pulls dans la taille «adulte», reléguant aux oubliettes les T.-shirts d’adolescente de ses premières apparitions à l’écran. Que ce soit dans « L’hôtel de la plage » ou «Girls», les films de ses débuts, elle incarne invariablement la minette idéale, draguée par de timides freluquets boutonneux. Des rôles inconsistants qui ne la satisfont pas vraiment. L’année 1979 marque sa première composition dite «sérieuse» dans un téléfilm intitulé «Le temps d’une Miss». Elle se révèle émouvante en fragile provinciale promue au rang de Miss France. Sa participation l’année suivante dans «L’intox» sur les planches et face à Jeanne Moreau achève de convaincre les irréductibles. C’est alors qu’Alain Delon la choisit pour lui donner la réplique dans « Pour la peau d’un flic». Ce film marque une évolution pour Anne Parillaud qui trouve là un rôle à défendre. La métamorphose se poursuit dans «Le battant», toujours sous la férule de Delon. Celui-ci lui offre enfin l’occasion d’incarner une femme de (belle) chair et de sang, avec des répliques spécialement écrites pour elle. La superbe chrysalide est sortie de son cocon et vise désormais les sommets les plus hauts. Rien n’arrêtera son vol au-dessus d’un nid de stars.

Pascale Rocard

Oui, elle est bien la nièce de Michel Rocard. Non, elle ne s’est pas servie de cette parenté pour faire son chemin. Ces précisions données, Pascale Rocard peut enfin parler de ce qui devrait être la première pensée à avoir lorsque l’on cite son nom : sa vocation de comédienne. Elle vous racontera d’abord ses débuts on ne peut plus traditionnels au sein du Conservatoire d’art dramatique de Louveciennes. Sa première pièce qu’elle monte toute seule à seize ans puis ses premières télévisions. A l’heure du thé, Pascale évoquera, amusée, ses débuts à l’écran dans »La frisée aux lardons » et surtout «L’esprit de famille» avec rien moins que Michel Serrault pour partenaire. Elle vous fera bien comprendre néanmoins qu’elle est aux antipodes de ces personnages de joyeuse insouciante qu’on lui fait jouer.Pascale Rocard Pascale Rocard ne jure que par un seul mot : l’émotion. Cette formule prend pour elle les couleurs du rire («Ma femme s’appelle reviens») ou des larmes («L’indic»). Qu’il s’agisse de donner ou de recevoir et notre Rocardette démarre au quart de tour ; elle affirme que c’est cela qui la pousse à accepter ou refuser les rôles qu’on lui propose. Au moment de la quitter, vous ne pourrez pas vous empêcher de vous demander si le perfectionnisme qu’elle affiche ne la poussera pas très bientôt vers la mise en scène. Elle pourrait ainsi se donner, enfin, les beaux rôles qu’on tarde à lui confier aujourd’hui. Sur le chemin du retour, vous serez persuadé que, pour Pascale Rocard, l’ambition est un délicieux petit plat qui se dévore chaud et le plus vite possible.

La saga des prives

Le mois dernier, nous commencions notre dossier sur le film policier par le polar français. Voici la deuxième et dernière partie (le film noir américain) sur un genre qui ne cesse de faire recette et dans le cinéma et dans la vidéo.

Tout comme les hamburgers, il n’est de bon polar qu’américain ! Si, comme nous l’avons vu dans notre précédent numéro, les jeunes réalisateurs français tournent de plus en plus de films policiers, c’est pour une bonne part à cause de la prédominance de la mode rétro qui s’inspire directement des années cinquante. Nous ne jurons que par les impers avachis, les feutres mous, les pubs hyperréalistes, les néons aux couleurs vives et les vieux airs des «big band» de jazz. Question d’ambiance ! Nos années difficiles nous rappellent celles de la Dépression américaine, du temps où Raymond Chandler abandonnait son poste de directeur de compagnie pétrolière pour se consacrer à l’écriture de son premier roman. Avec quelques décennies de retard (mais chez nous c’est une véritable manie !) nous comprenons aujourd’hui l’importance du film policier auprès du public et nous renouons ainsi avec la grande époque du polar américain, quitte, parfois, à la piller ! Mais les classiques qui ont fait de Bogart un véritable mythe resteront toujours ce qu’ils sont. C’est-à-dire inimitables ! Il y a dans ces œuvres l’empreinte de «l’American touch», ce style et ces ambiances bien particulières qui ont donné au polar ses lettres de noblesse. Jamais la comparaison ne pourra tenir entre le pire film d’Howard Hawks (s’il en existe un !) et le meilleur de José Giovanni. C’est comme ça ! Il faut bien l’admettre, comme l’a déclaré Claude Klotz (l’un de nos meilleurs auteurs de romans policiers) : «C’est vrai que les Américains ont inventé le film policier… et même en couleur, leur nuit américaine reste la plus noire de toutes !» Pour sacrifier à un mauvais jeu de mots, il est difficile de faire la lumière sur les origines du film noir. Plusieurs thèses et plusieurs courants se distinguent. Hitchcock qui, entre autres talents, possédait celui d’énoncer des formules définitives, écrivit un jour : «Des hommes et des femmes bavardent en dînant autour d’une table, au bout d’un quart d’heure une bombe explose. L’une des rescapées enquête et explique le drame : c’est du policier ! Des hommes et des femmes bavardent en dînant autour d’une table, mais les spectateurs ont vu l’anarchiste placer et amorcer la bombe : c’est du suspense !» En quelques mots le distingo est fait entre les deux grandes options sur lesquelles se sont bâtis de nombreux films : le policier à l’état pur, du style «Crime de l’Orient Express» et le criminel à suspense comme «Les dix petits nègres» ou «Noblesse oblige». Encore faudrait-il ajouter une subdivision, le film de gangster historique tel que «Bonny and Clyde» ou «Scarface». On le voit, ce genre cinématographique est l’un des plus riches qui soit. Et les cinéastes américains, par leur savoir-faire, ont réussi à le sublimer, à le faire sortir de la série B dans laquelle on l’a trop longtemps enfermé. La nostalgie aidant, les grands moments du cinéma noir ont accès aujourd’hui au rayon des chefs-d’œuvre. Le crime continue de payer ! «Il y a quelque chose de pourri au cœur de notre système». Cette petite phrase du réalisateur Cecil B. de Mille décrit parfaitement le décor dans lequel le film noir prit naissance. Période de crise économique, époque d’entre-deux-guerres et de prohibition, les années vingt étaient des années troubles. C’est dans ce contexte qu’apparurent les premiers polars directement inspirés d’épisodes réels de la guerre des gangs ou de faits divers crapuleux. Le public retrouvait ainsi sur l’écran ses angoisses et ses peurs quotidiennes. Premier en date des films de gangsters «Les nuits de Chicago» de Josef Von Sternberg (1927). Pour de nombreux spécialistes, bien que cette œuvre soit muette, c’est la première du genre. Pour mieux expliquer la réelle influence de son film sur le public, Sternberg racontait qu’une salle le projetant fut contrainte de rester ouverte toute une nuit, les spectateurs n’arrivant pas à s’arracher de son ambiance bien particulière. Autre grand moment de cette période (1930), le film de Howard Hawks, «Scarface». Passé à la postérité grâce à la célèbre balafre arborée par Paul Muni dans le rôle d’Al Capone, « Scarface» est le prototype même du thriller. On y retrouve tous les thèmes qui feront plus tard la gloire du polar : l’amour, le jeu, la vengeance, l’amitié virile. Considérée par certains critiques comme une apologie de la violence ou du racisme, l’œuvre de Hawks est avant tout une implacable machine à suspense. «Je voulais, disait-il, décrire la famille Capone comme s’il s’agissait des Borgia venus à Chicago». C’est également au début des années trente que deux grands héros du polar apparurent : Edward G. Robinson, rendu célèbre pour son apparition dans «Little Caesar» de Mervyn le Roy et James Cagney pour son rôle dans «L’ennemi public» de William Wellman. Ces deux figures furent les premières du genre à s’assurer la fidélité des spectateurs. Deux «gueules» qui ont toujours fait défaut au cinéma français pour obtenir le même succès. A propos de son physique et de son jeu parfois un peu trop appuyé, Edward G. Robinson déclarait : «On m’a si souvent imité et de façon si excessive, que lorsque je dois jouer le genre de personnage qui m’a rendu célèbre, je dois le faire avec exagération si je ne veux pas rester en deca de mes imitateurs». C’est vraiment l’un des principaux attraits que les Américains ont conféré à ce genre de cinéma en typant leurs personnages jusqu’aux limites de la crédibilité. Un flic avait la tête d’un honnête homme et un gangster devait, évidemment, inspirer la peur. Mais ce classement simpliste n’aura pas la vie très longue. L’arrivée d’un nouvel acteur allait tout remettre en question. En 1931, alors qu’il n’a tourné que trois films, Humphrey Bogart incarne déjà un rôle de méchant dans «Bad sister» de Hobart Henley. Sa partenaire est une jeune débutante : Bette Davis. Mais il faudra attendre 1936 et le film de William Keighley, «Guerre au crime» (Bullets or ballots) pour que Bogart incarne son premier grand rôle de gangster face à Edward G. Robinson. Ainsi, pendant vingt ans, Bogie sera l’acteur favori des réalisateurs de polars. A travers sa filmographie, c’est tout le genre qui défile devant nous. Des «Anges aux figures sales» de Michael Curtiz, à «Bas les masques» de Richard Brooks .en passant par «Le faucon maltais», «Le port de l’angoisse», «Le grand sommeil» et l’inévitable «Casablanca», la seule vision de ces œuvres suffirait à écrire toute l’histoire du film policier. Jamais un acteur n’aura autant marqué un genre. Avec sa gueule de solitaire désabusé, sous les traits de Sam Spade ou de Phil Marlowe, il a sur rendre crédible et attachant le personnage du privé jusqu’alors inexploité dans les policiers. Associé tout au long de sa carrière à des partenaires de talent (Laurent Bacall, Peter Lorre, Georges Raft, Ingrid Bergman, Barbara Stanwick, Katherine Hepburn), à des metteurs en scène prestigieux (John Huston, Howard Hawks, Michael Curtiz, Joseph Manckiewicz, Richard Brooks, Nicholas Ray, Raoul Walsh) et à des auteurs de génie (Chandler, Hammett, Hemingway), Bogart donne l’impression d’avoir tout fait, d’avoir exploité tous les contours et détours de ses personnages, ne laissant en héritage à ses confrères que les miettes de son succès. Il serait tout de même injuste de limiter l’influence du polar aux seules prestations de Bogart. S’il fait encore de l’ombre aujourd’hui sur la carrière de nombreux acteurs, la relève est tout de même assurée. Reconnaissons-lui le grand mérite d’avoir rendu mythiques des films, qui, sans sa présence, n’auraient pas connu la renommée dont ils jouissent aujourd’hui. Au rang des autres immortels du genre policier, il convient donc de citer également Glenn Ford «Règlements de comptes», Richard Widmark («Les forbans de la nuit»), Sterling Hayden («Quand la ville dort»), Robert Montgomery («La dame du lac»), Dick Powell («Adieu ma jolie») et Frank Sinatra («Le détective»). Si Bogart fut un acteur d’exception, Alfred Hitchcock mérite la même distinction pour sa carrière de cinéaste. Rarement un réalisateur aura fait preuve d’autant de constance dans l’exploitation d’un genre. Hitchcock est «Monsieur film noir». D’ailleurs André Labarthe l’a parfaitement .décrit : «C’est le seul, dit-il, qui sache chaque fois nous surprendre puis nous tendre un trousseau de clés avant de les reprendre une à une pour nous laisser devant cette évidence : une porte toujours battante au seuil du mystère».Hitchcock Hitchcock. c’est l’éternel recommencement, mais chaque fois on se laisse prendre aux pièges de ses sataniques démonstrations et de son humour. Car il est sans doute le premier à avoir dédramatisé le polar. Aujourd’hui, la vidéo nous permet de revoir quatre œuvres de jeunesse du grand Maître du suspense : «Les trente-neuf marches», «Jeune et innocent», «La maison du Docteur Edwardes», «Les enchaînés»; profitons alors de ce plaisir rare qui nous est donné de frissonner en gardant un sourire crispé au coin des lèvres ! Rendons aussi hommage à Hitchcock d’avoir cédé dans ses films une large place aux rôles féminins. Longtemps effacée ou réduite aux emplois de faire-valoir du superflic ou du super-bandit, la femme est pourtant un élément déterminant dans le paysage du film policier. Sans elle, c’est une part du courant érotique nécessaire à chaque intrigue qui disparaît. Howard Hawks ne s’y était pas trompé en donnant à Lauren Bacall dans « Le port de l’angoisse » un rôle tout aussi fort que celui interprété par Bogart. Le titre, original était d’ailleurs : «To have and have not» (en avoir ou pas)… cela se passe de commentaires ! Pour les nostalgiques de la grande époque du polar, le charme est à présent un peu rompu. L’arrivée de la couleur a fait perdre de son relief au film noir. De plus, le personnage du privé, qui a beaucoup fait pour le renom du genre, a pratiquement disparu. Très en prise avec la réalité de notre époque, le polar des années soixante-dix a surtout fait la part belle aux flics incorruptibles. Seuls des remakes ou des scénarios rétros («Chinatown » de Polansky, «Adieu ma jolie» de Dick Richards, «Bertha Boxcar» de Scorsese) nous permettent de renouer avec la tradition. Loin de partager cet avis, Alain Corneau pose la question : «Quel est le meilleur hommage que l’on puisse rendre au cinéma noir ? Pour moi, ce n’est certainement pas «Chinatown», mais bien plutôt le «Dirty Harry» de Clint Eastwood. Le cinéma d’avant-garde n’est pas là où certains critiques l’imaginent. La modernité, elle est dans «Charley Varrick»… En effet, Eastwood est devenu le héros invincible de ces dernières années. Le privé nonchalant de l’après-guerre qui prenait encore le temps, pendant ses filatures, de lorgner les jeunes filles a été remplacé par des flics au cœur de béton qui soupçonnent chaque femme de dissimuler une arme entre leurs seins. Pas de sentiments chez ces jeunes loups de la gâchette. Le symbole de la prolongation du sexe par le canon du revolver n’est pas seulement une invention de psychiatre. Eastwood, Bronson et de Niro y sont également pour quelque chose ! Aujourd’hui prétexte à des discours politico-sociologiques, le polar américain n’en reste pas moins le plus juste reflet de ce pays bouillonnant. Des films comme «The getaway» de Peckinpah, «Les flics ne dorment pas la nuit» de Richard Fleisher, «Mean Streets» et «Taxi driver» de Scorsese, «Serpico» de Lumet, «Conversation secrète» de Coppola ou «Un justicier dans la ville» de Michael Winner sont de terribles réquisitoires sur la dégradation de la société. Mais n’était-ce pas non plus le cas. de «Scarface», des «Anges aux figures sales» ou du «Facteur sonne toujours deux fois » ? Il ne vous reste plus qu’à enfiler votre imper kaki, à rabattre les bords de votre feutre sur vos yeux, allumer une cigarette blonde, vous servir un scotch et vous caler face à votre télé, avant de vous préparer une belle nuit blanche au pays du film noir. Une fois encore, comme l’a écrit Ryerson Johnson dans la préface de l’un de ses polars, «un gars s’amène vers vous les mains vides. Il n’a pas l’air en rogne, ni rien. Il ne fait pas le plus petit geste de menace. Eh bien, il n’y a rien de pire !» Lazure a la cote. Inconnue au bataillon il y a moins d’un an, la voilà propulsée au rang de convoitise sucrée que plusieurs metteurs en scène s’arrachent. Bientôt, nul ne sera sensé ignorer les péripéties qui ont conduit sur les rives de la Seine cette ex-étudiante en psychologie à Montréal ; on est prié de ne pas oublier l’épisode new-yorkais qui voit Miss Lazure fréquenter le Tout-Manhattan branché plus quelques personnalités appartenant au monde du cinéma. Retour à Paris où elle devient mannequin, histoire de se mettre quelques sous de côté. L’expérience n’est pas des plus concluantes car outre le fait qu’elle n’atteint pas le niveau de top model, notre héroïne, toujours aussi imprévisible, quitte son agence en claquant la porte. A quelque chose caprice est bon puisque ce départ précipité marque les timides débuts de Gaby Lazure sur les écrans français. Après une timide incursion à la télé, elle hérite de petites participations dans deux coproductions internationales tournées dans l’hexagone. Son premier rôle important, elle le trouve dans «Le prix du danger» d’Yves Boisset où elle y est la tendre moitié d’un Gérard Lanvin marathon man de choc. Qu’importe si elle passe les trois quarts du film à pleurnicher, le fait est qu’on la remarque. Elle enchaîne ensuite coup sur coup «La Belle captive» d’Alain Robbe-Grillet et «Sarah» de Maurice Dugowson, deux films au ton radicalement opposé, mais qui la font connaître du public. Miss Lazure en profite pour se lancer à la conquête des médias, affichant sa frimousse et ses pensées profondes à longueur de magazines. Qui donc songerait à se plaindre de l’hégémonie Lazuréenne ?