Pascale Rocard

Oui, elle est bien la nièce de Michel Rocard. Non, elle ne s’est pas servie de cette parenté pour faire son chemin. Ces précisions données, Pascale Rocard peut enfin parler de ce qui devrait être la première pensée à avoir lorsque l’on cite son nom : sa vocation de comédienne. Elle vous racontera d’abord ses débuts on ne peut plus traditionnels au sein du Conservatoire d’art dramatique de Louveciennes. Sa première pièce qu’elle monte toute seule à seize ans puis ses premières télévisions. A l’heure du thé, Pascale évoquera, amusée, ses débuts à l’écran dans »La frisée aux lardons » et surtout «L’esprit de famille» avec rien moins que Michel Serrault pour partenaire. Elle vous fera bien comprendre néanmoins qu’elle est aux antipodes de ces personnages de joyeuse insouciante qu’on lui fait jouer.Pascale Rocard Pascale Rocard ne jure que par un seul mot : l’émotion. Cette formule prend pour elle les couleurs du rire («Ma femme s’appelle reviens») ou des larmes («L’indic»). Qu’il s’agisse de donner ou de recevoir et notre Rocardette démarre au quart de tour ; elle affirme que c’est cela qui la pousse à accepter ou refuser les rôles qu’on lui propose. Au moment de la quitter, vous ne pourrez pas vous empêcher de vous demander si le perfectionnisme qu’elle affiche ne la poussera pas très bientôt vers la mise en scène. Elle pourrait ainsi se donner, enfin, les beaux rôles qu’on tarde à lui confier aujourd’hui. Sur le chemin du retour, vous serez persuadé que, pour Pascale Rocard, l’ambition est un délicieux petit plat qui se dévore chaud et le plus vite possible.

La saga des prives

Le mois dernier, nous commencions notre dossier sur le film policier par le polar français. Voici la deuxième et dernière partie (le film noir américain) sur un genre qui ne cesse de faire recette et dans le cinéma et dans la vidéo.

Tout comme les hamburgers, il n’est de bon polar qu’américain ! Si, comme nous l’avons vu dans notre précédent numéro, les jeunes réalisateurs français tournent de plus en plus de films policiers, c’est pour une bonne part à cause de la prédominance de la mode rétro qui s’inspire directement des années cinquante. Nous ne jurons que par les impers avachis, les feutres mous, les pubs hyperréalistes, les néons aux couleurs vives et les vieux airs des «big band» de jazz. Question d’ambiance ! Nos années difficiles nous rappellent celles de la Dépression américaine, du temps où Raymond Chandler abandonnait son poste de directeur de compagnie pétrolière pour se consacrer à l’écriture de son premier roman. Avec quelques décennies de retard (mais chez nous c’est une véritable manie !) nous comprenons aujourd’hui l’importance du film policier auprès du public et nous renouons ainsi avec la grande époque du polar américain, quitte, parfois, à la piller ! Mais les classiques qui ont fait de Bogart un véritable mythe resteront toujours ce qu’ils sont. C’est-à-dire inimitables ! Il y a dans ces œuvres l’empreinte de «l’American touch», ce style et ces ambiances bien particulières qui ont donné au polar ses lettres de noblesse. Jamais la comparaison ne pourra tenir entre le pire film d’Howard Hawks (s’il en existe un !) et le meilleur de José Giovanni. C’est comme ça ! Il faut bien l’admettre, comme l’a déclaré Claude Klotz (l’un de nos meilleurs auteurs de romans policiers) : «C’est vrai que les Américains ont inventé le film policier… et même en couleur, leur nuit américaine reste la plus noire de toutes !» Pour sacrifier à un mauvais jeu de mots, il est difficile de faire la lumière sur les origines du film noir. Plusieurs thèses et plusieurs courants se distinguent. Hitchcock qui, entre autres talents, possédait celui d’énoncer des formules définitives, écrivit un jour : «Des hommes et des femmes bavardent en dînant autour d’une table, au bout d’un quart d’heure une bombe explose. L’une des rescapées enquête et explique le drame : c’est du policier ! Des hommes et des femmes bavardent en dînant autour d’une table, mais les spectateurs ont vu l’anarchiste placer et amorcer la bombe : c’est du suspense !» En quelques mots le distingo est fait entre les deux grandes options sur lesquelles se sont bâtis de nombreux films : le policier à l’état pur, du style «Crime de l’Orient Express» et le criminel à suspense comme «Les dix petits nègres» ou «Noblesse oblige». Encore faudrait-il ajouter une subdivision, le film de gangster historique tel que «Bonny and Clyde» ou «Scarface». On le voit, ce genre cinématographique est l’un des plus riches qui soit. Et les cinéastes américains, par leur savoir-faire, ont réussi à le sublimer, à le faire sortir de la série B dans laquelle on l’a trop longtemps enfermé. La nostalgie aidant, les grands moments du cinéma noir ont accès aujourd’hui au rayon des chefs-d’œuvre. Le crime continue de payer ! «Il y a quelque chose de pourri au cœur de notre système». Cette petite phrase du réalisateur Cecil B. de Mille décrit parfaitement le décor dans lequel le film noir prit naissance. Période de crise économique, époque d’entre-deux-guerres et de prohibition, les années vingt étaient des années troubles. C’est dans ce contexte qu’apparurent les premiers polars directement inspirés d’épisodes réels de la guerre des gangs ou de faits divers crapuleux. Le public retrouvait ainsi sur l’écran ses angoisses et ses peurs quotidiennes. Premier en date des films de gangsters «Les nuits de Chicago» de Josef Von Sternberg (1927). Pour de nombreux spécialistes, bien que cette œuvre soit muette, c’est la première du genre. Pour mieux expliquer la réelle influence de son film sur le public, Sternberg racontait qu’une salle le projetant fut contrainte de rester ouverte toute une nuit, les spectateurs n’arrivant pas à s’arracher de son ambiance bien particulière. Autre grand moment de cette période (1930), le film de Howard Hawks, «Scarface». Passé à la postérité grâce à la célèbre balafre arborée par Paul Muni dans le rôle d’Al Capone, « Scarface» est le prototype même du thriller. On y retrouve tous les thèmes qui feront plus tard la gloire du polar : l’amour, le jeu, la vengeance, l’amitié virile. Considérée par certains critiques comme une apologie de la violence ou du racisme, l’œuvre de Hawks est avant tout une implacable machine à suspense. «Je voulais, disait-il, décrire la famille Capone comme s’il s’agissait des Borgia venus à Chicago». C’est également au début des années trente que deux grands héros du polar apparurent : Edward G. Robinson, rendu célèbre pour son apparition dans «Little Caesar» de Mervyn le Roy et James Cagney pour son rôle dans «L’ennemi public» de William Wellman. Ces deux figures furent les premières du genre à s’assurer la fidélité des spectateurs. Deux «gueules» qui ont toujours fait défaut au cinéma français pour obtenir le même succès. A propos de son physique et de son jeu parfois un peu trop appuyé, Edward G. Robinson déclarait : «On m’a si souvent imité et de façon si excessive, que lorsque je dois jouer le genre de personnage qui m’a rendu célèbre, je dois le faire avec exagération si je ne veux pas rester en deca de mes imitateurs». C’est vraiment l’un des principaux attraits que les Américains ont conféré à ce genre de cinéma en typant leurs personnages jusqu’aux limites de la crédibilité. Un flic avait la tête d’un honnête homme et un gangster devait, évidemment, inspirer la peur. Mais ce classement simpliste n’aura pas la vie très longue. L’arrivée d’un nouvel acteur allait tout remettre en question. En 1931, alors qu’il n’a tourné que trois films, Humphrey Bogart incarne déjà un rôle de méchant dans «Bad sister» de Hobart Henley. Sa partenaire est une jeune débutante : Bette Davis. Mais il faudra attendre 1936 et le film de William Keighley, «Guerre au crime» (Bullets or ballots) pour que Bogart incarne son premier grand rôle de gangster face à Edward G. Robinson. Ainsi, pendant vingt ans, Bogie sera l’acteur favori des réalisateurs de polars. A travers sa filmographie, c’est tout le genre qui défile devant nous. Des «Anges aux figures sales» de Michael Curtiz, à «Bas les masques» de Richard Brooks .en passant par «Le faucon maltais», «Le port de l’angoisse», «Le grand sommeil» et l’inévitable «Casablanca», la seule vision de ces œuvres suffirait à écrire toute l’histoire du film policier. Jamais un acteur n’aura autant marqué un genre. Avec sa gueule de solitaire désabusé, sous les traits de Sam Spade ou de Phil Marlowe, il a sur rendre crédible et attachant le personnage du privé jusqu’alors inexploité dans les policiers. Associé tout au long de sa carrière à des partenaires de talent (Laurent Bacall, Peter Lorre, Georges Raft, Ingrid Bergman, Barbara Stanwick, Katherine Hepburn), à des metteurs en scène prestigieux (John Huston, Howard Hawks, Michael Curtiz, Joseph Manckiewicz, Richard Brooks, Nicholas Ray, Raoul Walsh) et à des auteurs de génie (Chandler, Hammett, Hemingway), Bogart donne l’impression d’avoir tout fait, d’avoir exploité tous les contours et détours de ses personnages, ne laissant en héritage à ses confrères que les miettes de son succès. Il serait tout de même injuste de limiter l’influence du polar aux seules prestations de Bogart. S’il fait encore de l’ombre aujourd’hui sur la carrière de nombreux acteurs, la relève est tout de même assurée. Reconnaissons-lui le grand mérite d’avoir rendu mythiques des films, qui, sans sa présence, n’auraient pas connu la renommée dont ils jouissent aujourd’hui. Au rang des autres immortels du genre policier, il convient donc de citer également Glenn Ford «Règlements de comptes», Richard Widmark («Les forbans de la nuit»), Sterling Hayden («Quand la ville dort»), Robert Montgomery («La dame du lac»), Dick Powell («Adieu ma jolie») et Frank Sinatra («Le détective»). Si Bogart fut un acteur d’exception, Alfred Hitchcock mérite la même distinction pour sa carrière de cinéaste. Rarement un réalisateur aura fait preuve d’autant de constance dans l’exploitation d’un genre. Hitchcock est «Monsieur film noir». D’ailleurs André Labarthe l’a parfaitement .décrit : «C’est le seul, dit-il, qui sache chaque fois nous surprendre puis nous tendre un trousseau de clés avant de les reprendre une à une pour nous laisser devant cette évidence : une porte toujours battante au seuil du mystère».Hitchcock Hitchcock. c’est l’éternel recommencement, mais chaque fois on se laisse prendre aux pièges de ses sataniques démonstrations et de son humour. Car il est sans doute le premier à avoir dédramatisé le polar. Aujourd’hui, la vidéo nous permet de revoir quatre œuvres de jeunesse du grand Maître du suspense : «Les trente-neuf marches», «Jeune et innocent», «La maison du Docteur Edwardes», «Les enchaînés»; profitons alors de ce plaisir rare qui nous est donné de frissonner en gardant un sourire crispé au coin des lèvres ! Rendons aussi hommage à Hitchcock d’avoir cédé dans ses films une large place aux rôles féminins. Longtemps effacée ou réduite aux emplois de faire-valoir du superflic ou du super-bandit, la femme est pourtant un élément déterminant dans le paysage du film policier. Sans elle, c’est une part du courant érotique nécessaire à chaque intrigue qui disparaît. Howard Hawks ne s’y était pas trompé en donnant à Lauren Bacall dans « Le port de l’angoisse » un rôle tout aussi fort que celui interprété par Bogart. Le titre, original était d’ailleurs : «To have and have not» (en avoir ou pas)… cela se passe de commentaires ! Pour les nostalgiques de la grande époque du polar, le charme est à présent un peu rompu. L’arrivée de la couleur a fait perdre de son relief au film noir. De plus, le personnage du privé, qui a beaucoup fait pour le renom du genre, a pratiquement disparu. Très en prise avec la réalité de notre époque, le polar des années soixante-dix a surtout fait la part belle aux flics incorruptibles. Seuls des remakes ou des scénarios rétros («Chinatown » de Polansky, «Adieu ma jolie» de Dick Richards, «Bertha Boxcar» de Scorsese) nous permettent de renouer avec la tradition. Loin de partager cet avis, Alain Corneau pose la question : «Quel est le meilleur hommage que l’on puisse rendre au cinéma noir ? Pour moi, ce n’est certainement pas «Chinatown», mais bien plutôt le «Dirty Harry» de Clint Eastwood. Le cinéma d’avant-garde n’est pas là où certains critiques l’imaginent. La modernité, elle est dans «Charley Varrick»… En effet, Eastwood est devenu le héros invincible de ces dernières années. Le privé nonchalant de l’après-guerre qui prenait encore le temps, pendant ses filatures, de lorgner les jeunes filles a été remplacé par des flics au cœur de béton qui soupçonnent chaque femme de dissimuler une arme entre leurs seins. Pas de sentiments chez ces jeunes loups de la gâchette. Le symbole de la prolongation du sexe par le canon du revolver n’est pas seulement une invention de psychiatre. Eastwood, Bronson et de Niro y sont également pour quelque chose ! Aujourd’hui prétexte à des discours politico-sociologiques, le polar américain n’en reste pas moins le plus juste reflet de ce pays bouillonnant. Des films comme «The getaway» de Peckinpah, «Les flics ne dorment pas la nuit» de Richard Fleisher, «Mean Streets» et «Taxi driver» de Scorsese, «Serpico» de Lumet, «Conversation secrète» de Coppola ou «Un justicier dans la ville» de Michael Winner sont de terribles réquisitoires sur la dégradation de la société. Mais n’était-ce pas non plus le cas. de «Scarface», des «Anges aux figures sales» ou du «Facteur sonne toujours deux fois » ? Il ne vous reste plus qu’à enfiler votre imper kaki, à rabattre les bords de votre feutre sur vos yeux, allumer une cigarette blonde, vous servir un scotch et vous caler face à votre télé, avant de vous préparer une belle nuit blanche au pays du film noir. Une fois encore, comme l’a écrit Ryerson Johnson dans la préface de l’un de ses polars, «un gars s’amène vers vous les mains vides. Il n’a pas l’air en rogne, ni rien. Il ne fait pas le plus petit geste de menace. Eh bien, il n’y a rien de pire !» Lazure a la cote. Inconnue au bataillon il y a moins d’un an, la voilà propulsée au rang de convoitise sucrée que plusieurs metteurs en scène s’arrachent. Bientôt, nul ne sera sensé ignorer les péripéties qui ont conduit sur les rives de la Seine cette ex-étudiante en psychologie à Montréal ; on est prié de ne pas oublier l’épisode new-yorkais qui voit Miss Lazure fréquenter le Tout-Manhattan branché plus quelques personnalités appartenant au monde du cinéma. Retour à Paris où elle devient mannequin, histoire de se mettre quelques sous de côté. L’expérience n’est pas des plus concluantes car outre le fait qu’elle n’atteint pas le niveau de top model, notre héroïne, toujours aussi imprévisible, quitte son agence en claquant la porte. A quelque chose caprice est bon puisque ce départ précipité marque les timides débuts de Gaby Lazure sur les écrans français. Après une timide incursion à la télé, elle hérite de petites participations dans deux coproductions internationales tournées dans l’hexagone. Son premier rôle important, elle le trouve dans «Le prix du danger» d’Yves Boisset où elle y est la tendre moitié d’un Gérard Lanvin marathon man de choc. Qu’importe si elle passe les trois quarts du film à pleurnicher, le fait est qu’on la remarque. Elle enchaîne ensuite coup sur coup «La Belle captive» d’Alain Robbe-Grillet et «Sarah» de Maurice Dugowson, deux films au ton radicalement opposé, mais qui la font connaître du public. Miss Lazure en profite pour se lancer à la conquête des médias, affichant sa frimousse et ses pensées profondes à longueur de magazines. Qui donc songerait à se plaindre de l’hégémonie Lazuréenne ?

Manège à trois

Ils peuvent faire bon ménage, les trois standards Secam, Ntsc et Pal. Et offrir ainsi la possibilité de multiplier le rêve par trois. Un téléviseur, un magnétoscope, des vidéocassettes superbes et inimaginables, on vous convie à un petit voyage au pays des multistandards. Et en prime, nous vous offrons une carte des systèmes et normes de télévision dans le monde, encartée dans un cahier de 16 pages, agrémentée d’un glossaire de la vidéo et de bien d’autres renseignements. Mr T, le magnifique et méchant colosse noir à la coiffure da Huron, esquive une droite, se courbe légèrement et décoche à Rocky Balboa un terrible coup au foie, aussitôt suivi d’un uppercut à rendre sourd un rhinocéros. Quelle scène et quel match. Voilà trois fois que ce passage du film «Rocky III (œil du tigre)» défile sur le téléviseur. Non, non, rassurez-vous, ce n’est pas une cassette pirate, mais bel et bien un produit manufacturé, dédouané, légalisé. Un film que tout le monde peut aller, aujourd’hui ou demain, acheter dans les vidéoclubs spécialisés. Importés des Etats-Unis ou d’Angleterre, il en va ainsi pour quelques centaines de titres, de «Mad Max II» à «Creep-show», en passant par «Blade runner», «Cal people», «Y’a-t-il enfin un pilote dans l’avion ?», «Rambo», «Officier et gentleman», «Victor et Victoria», «Halloween III», etc. J’en passe et des meilleurs. Des films qu’on vient à peine de voir sur les écrans. Et que des millions d’Américains (les veinards, ils n’ont pas à subir cette stupide loi du délai d’un an entre la sortie d’un film et sa commercialisation en cassette) peuvent louer ou acheter librement. Mais ici, en France, que faut-il faire, que faut-il avoir, si on est un fou de la vidéo et que l’on veuille aussi bien que n’importe qui, pouvoir accéder à ce catalogue de privilégiés. Tous ces films importés sont destinés aux personnes équipées de magnétoscope et téléviseur capables de lire et/ou d’enregistrer les trois systèmes de couleur existant dans le monde : le Secam (Séquence de couleur avec mémoire) système de télévision couleur normalisé utilisé en France et dans d’autres pays. Le Pal (Phase altération line) adapté par l’Allemagne où il a été mis au point par l’ingénieur Walter Bruch et la société Telefunken. Et enfin, le Ntsc (National télévision-standards commitee) qui couvre essentiellement les Etats-Unis d’Amérique du Nord, le Japon et d’autres pays. Autrement dit, si de retour d’Amérique, vous avez rapporté avec vous une vidéocassette, sachez que pour pouvoir la visionner vous devez avoir un magnétoscope capable de décoder cette cassette dans son système, ainsi qu’un téléviseur conforme à ce système.Manège à trois Par ailleurs, si vous êtes un frontalier d’un pays européen (la France est la seule en Europe de l’Ouest à utiliser son propre système : le Secam) il vous faut pour lire comme pour enregistrer des émissions étrangères, au moins un équipement (magnétoscope-télévision en Pal), avec pour ce dernier un tuner à la norme B ou G si vous habitez près des frontières allemande, italienne ou suisse, et norme I pour enregistrer les émissions du Royaume-Uni. Ces équipements existent en France, ils sont désignés sous le terme, de bi ou tri standards (le mot standard, désigne à la fois la classification des magnétoscopes à cassettes, selon la largeur de la bande utilisée, le système d’enregistrement et les caractéristiques des signaux). Comme on le voit, il n’y a pas plus d’harmonie en la matière qu’il n’y en eut naguère pour tomber d’accord sur un standard commun aux magnétoscopes. Mais contre mauvaise fortune, bon cœur. Demain avec l’arrivée du satellite, on imagine le bonheur de tous ceux qui se sont équipés de multistandards. Excepté les usagers qui vivent près des frontières, semblerait que les adeptes des «multi» se recrutent dans leur majorité parmi les premiers mordus de la vidéo. Et même s’ils ne représentent que quelques pour cent parmi vidéophiles aujourd’hui, leur club a tendance à s’agrandir. Les deux responsables des deux vidéoclubs parisiens spécialisés dans l’importation de vidéocassettes américaines : Marcel Benbassat de Champs Disques (600 titres en Pal et Ntsc) et Pierre Buisson de Lido. Music (1 millier de Pal et Ntsc) affirment d’une même voix, que 50 % de leur clientèle sont des Français. Il est vrai qu’un certain nombre d’entre eux travaillent à l’étranger et sont d’excellents consommateurs vidéo. Quant aux autres, ils appartiennent à peu près à toutes les couches de la société : des acteurs et chanteurs célèbres aux médecins, cadres et employés, l’autre moitié des consommateurs de programmes en Ntsc ou en Pal sont en majorité des Arabes, qu’ils soient du Moyen Orient ou d’Afrique du Nord, ce sont de gros acheteurs de vidéocassettes. Ils préfèrent en général s’approvisionner en France où il semblerait qu’ils aient plus de choix dans les films qu’aux Etats-Unis moins ouverts aux productions (il s’agit de films en l’occurrence) européennes. Contrairement aux idées reçues, le prix d’une cassette importée ne revient pas plus chère_ à la vente que celle d’une autre dupliquée en France. Il arrive même souvent que le même film soit plus élevé pour une vidéocassette «française» qu’une étrangère. Le prix varie de 700 à 1 200, 1 300 francs selon le film. Et cela malgré les différentes charges dont elles sont l’objet (TVA + frais de dédouanement). Quant à la location de ces vidéogrammes, si Pierre Buisson l’exclut comme tout l’ensemble des titres qu’il a à Lido Music, Marcel Benbassat de Champs Disques risque de l’envisager si la conjoncture (des multistandards) le permet. Et là encore, il serait bon de détruire d’autres idées toutes faites. La différence de prix entre un magnétoscope Secam et un tri standard est moins élevée qu’il n’y paraît. Elle se situe selon les modèles de 1 000 à 1 500 francs. Elle est néanmoins plus importante sur les téléviseurs : de l’ordre de 2 000 à 3 000 francs. Que vous désiriez changer votre équipement ou en acheter un neuf, assurez-vous néanmoins que le tuner de votre futur magnétoscope soit bien aussi dans la norme L du Secam : (en plus des normes B, G ou I, selon le pays frontalier). Autrement vous ne pourriez enregistrer les émissions de la TV française. Bien qu’il existe un moyen qui consiste à brancher la prise de péritélévision sur la sortie vidéo d’un téléviseur multistandard dont le tuner serait multinormes. Alors, «Rocky» ou «Mad Max», «Poltergeist» ou « Bladerunner», le royaume des images est là qui vous attend, pour quelques nuits blanches de cauchemars ou de rêves. Sauriez-vous y résister encore longtemps ? Et le voulez-vous vraiment ? Si c’est non, l’entrée est par ici, messieurs dames, pour le club des cinglés de la vidéo.

Ondes de choc sur les prix

Sait-on jamais. Avec un peu de chance, les noms des gagnants du grand concours de la FM seront publiés dans le Journal Officiel avant le 10 mai. Enfin ! Le phénomène des radios libres a explosé depuis maintenant deux ans, à la faveur d’un retournement de veste de l’électorat. Les autorités ont mis beaucoup de temps à le digérer et à le réglementer, sans toutefois le maîtriser. Heureusement, elles n’ont pu ni le contrôler, ni le freiner. Les résultats de la première enquête du Cesp pour 1983 le prouvent. Ils confirment la poussée des radios locales privées, comme on dit. La catégorie qui les réunit avec Sud-Radio et avec toutes les stations FM de Radio France et de RMC obtient 20,9 % en audience cumulée, contre 17,7 % en novembre 1982. Soit plus de 8 millions d’auditeurs. Tous les chiffres (quart d’heure moyen, durée moyenne d’écoute, etc.) concordent. La hausse est très nette. A force de minimiser l’impact de leurs concurrents et de se moquer de leur non-professionnalisme, les vieilles grandes ondes enregistrent une désaffection d’une bonne partie de leurs «chers-z-auditeurs ». Le processus est enclenché. Rien ne l’arrêtera. Même pas l’absence de publicité. C’est un coup bas du gouvernement, mais la pub est paraît-il suspecte. Alors on l’interdit, tout en autorisant les pots de vin. Ne fermons pas les yeux, les stations doivent survivre. Et toutes les ficelles sont bonnes à tirer. Aux Etats-Unis, on retire une licence d’émission pour moins que ça. La récente campagne pour les municipales a positionné ces nouvelles antennes non homologuées légalement comme des médias à part entière. Et ce malgré les cris de « halte à la concurrence sauvage » de certains. Des clubs de la presse et l’association des journalistes sportifs refusent ainsi aux nouveaux le statut de collègues. C’est mesquin. Mais trop tard, les politiciens professionnels n’ont pas ce genre de réticences. Ni aucune morale d’ailleurs. Des cellules régionales ou locales de tous les partis ont offert, à certaines radios, des sommes rondelettes pour faire parole-basse sur leurs informations. prixDans la région de Rouen, les enchères sont montées à 500 000 F. Et en liquide. Des stations ont refusé, quelques-unes non. Municipales toujours, mais cette fois on inverse les rôles. A Montpellier, une station a réclamé 4 000 F à chaque candidat pour le faire bénéficier d’une interview. Pour les frais divers, sans doute. Tricher n’est pas jouer. Mais sans sponsors, il est difficile d’exister et de continuer. Loin des petites magouilles de la politique, les animateurs, qui ne bénéficient pas du soutien d’un parti, d’une municipalité, d’un syndicat, d’une mutuelle, d’un lobby religieux, d’un journal ou même d’un mécène, en sont réduits à frapper à toutes les portes ou à combiner des montages plus ou moins complexes. On prétend dans les couloirs des maisons de disques et dans les allées de la FM que la plus tonique des radios disco parisiennes est payée pour la diffusion de certains disques. Cette forme de dessous de table existe des producteurs l’ont rencontrée. A Paris et en province. Dans la région de Tours, c’est une banque nationalisée qui a offert la belle voiture émettrice qui fait la fierté d’une station. Conséquence, celle-ci a créé une nouvelle émission. Elle s’adresse au monde rural. Inutile de vous préciser la nature des conseils et des propos de la rubrique économique, même si le nom de la banque n’est pas mentionné. Ailleurs des publicités se déguisent avec le costume «infos locales». La méthode n’est pas très crédible, ni discrète, surtout lorsque l’animateur de service toussote systématiquement avant chaque spot, pardon bulletin. Histoire de lancer un clin d’œil sonore, peut-être ? Des messages trop voyants ont placé des candidats à la dérogation comme Radio Vallée de Seine et Béarn n° 1, dans le clan des exclus. Le groupe publicitaire NCK, lui, pratique déjà la prospection pour ses clients par voie de courrier. Quant à l’apéritif Get 27, il organise un grand prix de la radio libre qui porte son nom. Pour y participer, chaque candidat doit diffuser plusieurs fois par heure un indicatif fourni sur cassette. Il annonce évidemment le concours avec une mise en valeur de la marque qui le sponsorise. C’est ingénieux. Pour l’instant la haute autorité ferme les oreilles. Elle ajoute ainsi un peu de confusion à celle qui agite déjà la FM. Il devient difficile de tracer la frontière entre une certaine forme de publicité et un type de mécénat. Toutes ces confusions, toutes ces magouilles n’améliorent pas la qualité des émissions. A Paris, la FM ronronne ou se saborde. L’élan et l’originalité des débuts ont disparu. Le bénévolat a usé les troupes. Cette stagnation devrait se dissiper dès que les mariages obligatoires seront consommés et les programmes parfaitement structurés. Et surtout dès que la situation légale sera enfin éclaircie. C’est la prochaine étape.

Les cordes de la potence

Les cordes de la potenceQui donc est diantrement étonné, en débarquant dans une petite ville de l’Ouest pour arrêter les pilleurs de banque, d’apprendre que son fiston, le petit Dan, a fait le coup avec trois autres voyous ? C’est papa John Wayne, alias Cahill, marshal des États-Unis. A la décharge du gamin, on dira qu’il a été entraîné par de mauvais camarades, rencontrés un soir de cuite dans une cellule de la prison locale. Le méchant, le vrai, c’est le chef des malfrats, George Kennedy. Alors, le père outragé saisit l’occasion de donner une bonne leçon à ses rejetons (le benjamin Billy Joe est aussi dans le coup) et de leur apprendre la morale en les aidants à zigouiller leurs complices. Comme on le voit, le cinéma d’Andrew Mc Laglen ne s’embarrasse pas de nuances. C’est un film d’action, dont l’efficacité ne se relâche pas. Gary Grimes est très convaincant.

Buffalo bill et les indiens

Buffalo bill et les indiensBuffalo Bill est l’un des héros de Western les plus célèbres. Une bonne trentaine de films lui ont été consacrés. Lui même, sous son véritable nom de William Frederick Cody, interpréta trois fois son propre rôle à l’écran. Considéré comme un mythe de la légende de l’Ouest, passant pour l’ami le plus fidèle des Indiens, Buffalo Bill a quelque peu usurpé ses titres de gloire et sa renommée. Ayant débuté comme escorteur de diligence puis comme gardien de troupeaux et agent secret de l’armée du Nord lors de la guerre civile, il termina sa vie comme directeur de cirque, promenant à travers les États-Unis et l’Europe son fameux «Wild West show», une sorte de reconstitution de l’histoire de l’Ouest. C’est ce dernier épisode de l’existence de Buffalo Bill que Robert Altman raconte dans son film. Bien connu pour être un destructeur de mythes (II s’était attaqué au western avec «John Mc Cuba» et au show-business dans « Nashville »), Altman n’y va pas de main morte. C’est un portrait féroce qu’il trace de ce cow-boy d’opérette. Il le décrit comme un arriviste sans scrupules, vaniteux et cupide, incapable d’atteindre une cible à deux mètres, tenant à peine en équilibre sur son cheval et constamment imbibé de whisky. Bien décidé à révéler la véritable personnalité de Buffalo Bill, Altman s’attache à nous montrer combien celui qui passait pour être le protecteur des Indiens n’était en réalité qu’un horrible négrier. En effet, pour donner de l’attrait à son show, Buffalo Bill «achète» à l’armée américaine, le vieux chef Sitting Bull. Encore un mythe qui fout le camps au grand galop !

Le satyricon

Le satyriconA la question de savoir quelles sont les raisons qui ont poussé Fellini à tourner tel ou tel film, celui-ci a pour habitude de répondre: «Parce que j’ai signé un contrat !». Tout comme pour «Roma», «Les clowns», «Amarcord» ou «Casanova», il a attendu qu’un producteur lui suggère l’idée de tourner un film sur l’Italie Antique avant de s’attaquer aux écrits de Pétrone qui sont à la base de cette œuvre. Et sans nul doute, « Le satyricon » est son film le plus ambitieux. Pour nous dépeindre l’Empire romain, il se sert du regard du candide propulsé au premier siècle de notre ère par une infernale machine à remonter le temps. Son voyage relève plus de la science-fiction que de la recherche historique. Utilisant les livres de Pétrone et du fabuliste Apulée comme des guides, Fellini nous promène au gré de l’imagination de ces deux poètes dans une Rome qui n’a rien à voir avec celle dont nous ont parlé nos professeurs de latin. C’est le règne du sexe et de l’argent, de la corruption et du vice à tous les coins de rues. Tout au long du film nous suivons deux jeunes étudiants, Encolpe et Ascilte, qui ressemblent à s’y méprendre à deux marginaux échappés du Quartier Latin. Leur odyssée à travers la ville nous fera croiser des silhouettes familières : des arrivistes, des nouveaux riches, des prostituées, des bandits, des pauvres, des intellectuels soumis aux ordres des dirigeants. Cette société romaine en décomposition, c’est la nôtre. En réinventant l’histoire de son pays, Fellini nous invite à méditer sur le sort qui nous invite à méditer sur le sort qui nous attend. Couvre de. visionnaire. «Le satyricon» souffre peut-être d’une absence de construction dramatique et d’une trop longue durée de projection. Cela dit, que ne pardonnerait-on pas à un chef-d’œuvre?

Le retour d’Olympus

Olympus Le retour d’Olympus dans le concert des reflex à objectifs interchangeables n’est pas passé inaperçu. De Salons en conférences de presse, le système E a créé l’actualité pendant l’année 2003. A juste titre car il s’agit là du seul vrai nouveau système 100 % numérique. Tous les autres fabricants (même Sigma) doivent tenir compte dans leur cahier des charges des contraintes liées à la compatibilité entre les montures argentiques et numériques. Pas Olympus, qui a depuis longtemps enterré sa gamme OM.

100% pixel

Du coup, l’E-l et surtout ses objectifs dédiés ont été conçus à partir d’une page blanche. Ce qui a d’abord permis à Olympus de sortir de la dictature du ratio 2/3, celui du 24×36. S’inspirant du moyen-format (ou plus vraisemblablement des écrans de télé !), Olympus a choisi le ratio 4/3 avec un mini-capteur de 17,4 x13,1 mm. Les focales qui en découlent correspondent à celles du 24×36 divisées par deux. Le 25 mm correspond au 50 mm, le zoom standard proposé (un 14¬54 mm) couvre le champ d’un habituel 28-108 mm.
On s’attendait donc à disposer d’un système compact et léger. Mais si le boîtier affiche effectivement un volume et une forme assez compacts, les objectifs, eux, restent dans les normes habituelles. Les gains en taille ne sont réels qu’en très longue focale (300 mm équivalent 600 mm). En effet, Olympus a voulu mettre les « petits plats » dans les grands en concevant un système optique complètement télécentrique. Les rayons devant tous toucher le capteur de façon strictement perpendiculaire, la monture de l’E-1 ne pouvait pas être aussi réduite que celle d’un reflex APS par exemple (le film accepte, lui, parfaitement les rayons lumineux obliques alors que les escaliers des CCD créent des effets d’ombres et donc des artefacts).
D’où une certaine déception pour ceux qui espéraient qu’Olympus allait proposer un petit Leica numérique!

Un superbe objet

Reste que le boitier de l’E-1 est une vraie réussite, autant sur le plan de la construction qu’au niveau du confort. Son viseur, un quasi 100 %, fait vraiment plaisir par rapport à ceux de la concurrence. De même, la prise en main et l’ergonomie sont remarquablement étudiées. Seul l’AF n’est pas au niveau avec seulement trois petits points que l’on visualise difficilement (pas de surlignage en rouge).
La qualité du rendu est excellente au niveau des couleurs. Les teintes sont justes et fidèles. En cela, l’E-1 justifie tout à fait son statut « pro ». Et, malgré sa petite taille physique, le capteur reste excellent jusqu’à 400 ISO. Bien sûr, on peut trouver les 5 MP embarqués un peu insuffisants pour les grands formats, mais là aussi jusqu’au A3, nous n’avons noté aucun effet de pixellisation. Tous les premiers modèles testés présentaient une certaine mollesse dans le rendu. Sur les modèles définitifs et commercialisés (reçus le 10 octobre à la rédaction), ce défaut a presque disparu. On conseillera encore toutefois un petit passage par un script Photoshop qui effectuera une légère accentuation pour doper la netteté apparente de l’image.

De la théorie à la pratique

banque JP MorganComment les sociétés de gestion mettent à profit les enseignements de la finance comportementale.
Au début des années 1990, JPMorgan Asset Management met en œuvre les principes de la finance comportementale dans la gestion d’un fonds d’actions britanniques. Compte tenu de résultats probants en terme de couple performance-risque, cette théorie devient un processus d’investissement étendu à une dizaine de fonds d’action de sa gamme.

« Des ventes systématiques lorsque le titre est suracheté. »

Depuis, le gestionnaire américain a enrichi son offre qui comporte 23 fonds spécialisés sur les actions monde, Europe, Etats-Unis et Japon.

Convaincu de la pertinence de l’apport de la finance comportementale, CPR AM lance en 2005 un premier fonds appelé CPR Reflex 70. L’objectif consiste à gérer une allocation d’actifs entre actions européennes et taux monétaire grâce à des indicateurs quantitatifs et donc avec une parfaite discipline boursière.

« Des indicateurs comportementaux pour déterminer l’allocation d’actifs. »

Trois an après, le gestionnaire prend appui sur son expérience et lance CPR Reflex Cible 1000, fonds patrimonial dont l’exposition au risque actions peut aller de 0 à 100%. En pratique, un premier indicateur autorise, ou pas, l’investissement dans un univers qui comporte quelque 18 classes d’actifs.

CCR AM a lancé en 2008 CCR Reflex Croissance et CCR Reflex Patrimoine. Le gestionnaire utilise les travaux de la finance comportementale pour protéger ses propres gérants, et par voie de conséquence ses clients, contre les biais comportementaux.

« Des coupe-circuits automatiques pour éviter d’acheter quand la phase baissière n’est pas terminée. »

Les deux fonds bénéficient d’un coupe-circuit systématique pour désensibiliser l’exposition aux risques pendant les phases baissières du marché. En sens inverse, lorsqu’une tendance haussière prend forme, les modèles recommandent d’augmenter la corrélation avec le marché.

Le gestionnaire britannique M&G Investissements fait partie des nouveaux convertis à la finance comportementale. Lancée en 2009, le fonds M&G Dynamic Allocation géré par Juan Nevado vise à optimiser l’allocation d’actif principalement en fonction de la valorisation des actifs au regard de normes de long terme et des cycles conjoncturels. Dans ces conditions, le gérant privilégie les actifs les plus sous-valorisés (actions, taux, immobilier, CDS, matières premières, liquidités.)

Notre avis

La finance comportementale séduira les investisseurs de long terme car elle tend à éviter les décisions proses sous l’empire de pressions subjectives. Cette approche ne se substitue pas aux divers processus de gestion mais vient en complément de l’analyse financière classique. Trois des quatre gestionnaires présents sur le marché français qui recourent aux enseignements de la finance comportementale préfèrent les utiliser uniquement pour la gestion de l’allocation d’actifs, mais pas pour la sélection de titres. Au contraire, JPMorgan AM y voit la possibilité de trouver une nouvelle source de diversification et donc de réduction du risque des fonds actions.

Envie de changer de décor ?

Récemment, j’ai craqué sur de petits stickers de décoration, idéal pour booster un décor intérieur un peu terne. L’idée m’est venue en faisant le ménage de printemps, je voulais tout changer, du mur au plafond, mais bon voilà, le budget manquait alors, j’ai du faire avec les moyens du bord. Pour moins de 50 €, j’ai pu redonner une nouvelle personnalité à mon appart, que du bonheur en somme !

stickers fleurs design

Où trouver les stickers muraux ?

J’ai shoppé les miens sur http://www.popstickers.fr/9-stickers-fleurs qui se spécialise d’ailleurs dans la vente de stickers de fleurs, mais aussi d’autres motifs tout aussi originaux comme les cœurs, les branches, les vignes, les fées ou encore des petits messages tout mimi. Moi, j’ai choisi les stickers message puisque je trouve que cela rend nettement mieux sur un mur. Je me suis appliquée à réorganiser mon salon de manière à ce que le canapé soit collé au mur et que l’on puisse poser les autocollants sur le pan de mur accueillant ce dernier. Bien évidemment, il m’a fallu centrer le sticker afin que la marge soit la même des quatre côtés et je peux vous dire que ce n’était pas un exercice facile si vous n’êtes pas aidé par une deuxième personne qui va assurer que l’autocollant est bien centré vu de loin.

Comme la couleur des murs de mon salon était en ivoire, cela ne promettait pas un décor engageant alors, j’ai choisi de repeindre le pan de mur destiné à accueillir l’autocollant adhésif dans un vert tendre se rapprochant du vert pistache. Associé à l’ivoire, cela rendait un bon résultat. La couleur des stickers était d’un blanc magnifique alors lorsqu’on l’a apposé sur le fond vert, cela a illuminé la pièce. Pour que le reste de la décoration ne jure pas avec le style voulu, j’ai remplacé le tapis qui était d’un marron clair par un tapis à poil long beige tandis que le canapé a été recouvert d’un plaid aux motifs ethniques. J’ai également mis des pots de fleurs des deux côtés du canapé pour un rappel de style et enlevé quelques tableaux au mur pour que l’ensemble ne soit pas trop chargé.

J’aimerais tout de même préciser que lors du choix du sticker, il convient de bien penser à l’agencement de la pièce qui va l’accueillir au risque que ce dernier ne s’adapte pas à l’ensemble du décor et donne un résultat moins engageant par rapport à ce que vous aviez pu penser au départ.

Revenons sur le Nikon D100

Nikon D100Toujours là ! En vente depuis presque 18 mois, le Nikon D100 fait figure d’ancêtre parmi la génération « baby-boom » numérique. Une longévité qui peut s’apprécier de deux façons totalement opposées.
D’un côté, cette durée de vie exceptionnelle fait plaisir aux précédents acquéreurs tout en rassurant ceux qui n’achètent qu’un modèle rodé et éprouvé. Pour ceux-là, aujourd’hui pas de doute, le Nikon D100 a démontré qu’il pouvait remplir parfaitement des tâches photographiques haut de gamme. Sa fiabilité est avérée tout comme la qualité des images (affinée pour les pinailleurs par la dernière version du logiciel maison, le fameux Nikon Capture 3). De plus, ces « attentistes » sont aussi des petits malins puisqu’ils vont aujourd’hui acquérir un boîtier mur à un prix « bradé ». En effet, il y a un an le Nikon D100 était vendu 3 100 €, soit 1 000 € de plus qu’aujourd’hui. Voire plus, si le prix continue de baisser à l’approche de l’arrivée du prochain D200 prévue pour février prochain à la PMA américaine.
Une première génération
Et c’est bien là le point faible actuel du D100. Ce boîtier n’est pas compétitif avec les derniers perfectionnements. Rappelons qu’il est construit sur une base de 1’80 et qu’il n’est pas très véloce au point de vue de l’AI’ L’année dernière, on pardonnait beaucoup à un reflex numérique. Aujourd’hui, on commence à lui appliquer les mêmes critères qu’en argentique et, de ce fait, le D100 manque de « coffre ». Certes son ergonomie est agréable, sa prise en main plutôt intuitive, mais sa charpente, son viseur, ses capteurs AI’, son « buffer », etc. laissent à désirer face aux nouveaux venus. Si l’on devait comparer le D100 à la concurrence directe, on dirait qu’il se rapproche plus de l’EOS 300D que de l’EOS 10D ou de l’Olympus E-l. Quant au match fratricide avec le Fuji S2 Pro, ce dernier, à tarif égal, garde à notre sens son léger avantage (sauf sur le critère de la revente, un Nikon se négociant toujours mieux en occasion qu’un Fuji !).

Des atouts intemporels

Malgré tout, et nos images ci-contre le prouvent, le D100 n’est pas un mauvais reflex, loin de là. Son capteur 6 MP est correctement analysé par un DSP efficace et il peut grimper jusqu’à 400 ISO (voire plus) sans trop de souci. Le rendu calorimétrique est juste avec un bon mixte entre des teintes saturées et des couleurs « vraies ». Son système de mesure reste un « vrai » Nikon, c’est-à-dire irréprochable. Il ne faut pas oublier que la qualité d’image dépend aussi de l’exposition (un peu comme en film). En effet, le numérique n’aime pas la surexposition qui va vite « brûler » les hautes lumières. Et après, aucun logiciel ne peut créer une matière inexistante! Pour le reste, si vous n’avez pas besoin d’une connexion FireWire ou USB 2.0, si les cadences rafales prolongées ne sont pas essentielles pour vous et si vous ne voulez pas enregistrer simultanément vos fichiers en Raw + Jpeg, le 0100 reste un outil tout à fait recommandable.
Son CCD 6 MP permet d’envisager sans souci des tirages A3 et les reporters pros ont publié des quantités de doubles pages réalisées avec ce reflex. Alors, même s’il n’est pas intrinsèquement le meilleur, il est peut être largement suffisant pour les besoins de la plupart d’entre nous.