L’austérité, bis repetita !

Le nouveau plan antidéficit Fillon dévoilé en novembre tire une salve de mesures d’austérité.

austerité

Objectif : rassurer les marchés et les agences de notation en ramenant à 0% le déficit public en 2016 avec des dispositions disparates. Censées rapporter 7 milliards dès 2012 et jusqu’à 17,4 milliards en 2016, celles-ci concernent pour partie les revenus du capital et les ménages les plus aisés. Au menu de ce deuxième plan de rigueur en trois mois, une hausse généralisée des Impôts, même si elle n’est pas clairement affichée. Les barèmes de de l’impôt sur le revenu et ceux sur la fortune (voir le tableau de bord page 85) et les donations et successions seront gelés en 2012 et 2013 et ne prendront donc plus en compte l’inflation (2,3% en octobre sur un an). Ce qui va peser sur les foyers dont les revenus augmentent d’une année sur l’autre. Le logement revient dans le collimateur de l’Etat. Déjà raboté, le dispositif Scellier s’éteindra fin 2012. Dès l’an prochain, le prêt à taux zéro + sera supprimé pour l’achat de bien anciens et le crédit d’impôt développement durable subira au coup de lime supplémentaire de 20%.

La fiscalité de l’épargne est une nouvelle fois frappée. Afin de réduire l’écart de taxation entre revenus du travail et revenus du capital, le projet Fillon accroit le prélèvement forfaitaire libératoire de 19 à 24 % pour les dividendes et les intérêts.

A peine entrée en vigueur, la réforme des retraites est encore durcie avec le relèvement à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite en 2017 au lieu de 2018.

Autres mesures chocs : le gel à 1% de la revalorisation des prestations sociales, hors RSA et autres minima, et la hausse du taux réduit de TVA, de 5,5 à 7%, notamment pour la restauration, l’hôtellerie et les travaux de rénovation.

Les différents types de cassettes vidéo

Aussi appelé vidéocassette ou K7, la cassette vidéo a connu un grand succès dans les années 70 et 80 en raison de sa capacité à sauvegarder les souvenirs de famille et autre enregistrement d’émissions vintage. L’on recense de nombreux types de cassettes, adaptés à divers magnétoscopes et caméras. Les plus connus d’entre eux étant la VHS et ses dérivés, la Video8, l’Hi8, le Digital 8 et le Mini-DV. Retour sur ces cassettes qui ont fait le bonheur de toute une génération.

La VHS

VHS courte
La VHS (Video Home System) ou système vidéo domestique est une norme d’enregistrement qui transfère des signaux vidéo sur une bande magnétique de ½ pouces. Développée par JVC dans les années 70, la VHS est proposée dans diverses versions avec des durées d’enregistrement différentes. Ainsi, la cassette E-120 promet de disposer de 2 heures d’enregistrement, l’E-180 propose une durée d’enregistrement de 3 heures, l’E-240 de 4 heures et l’E-300 de plus de 5 heures. Au format NTSC, le défilement de la bande se veut plus rapide, ce qui a poussé les fabricants américains de cassettes vidéo à ne produire que des cassettes de faibles capacités, comme le T-120 qui ne peut enregistrer que pendant 2 heures et le T-210 qui présente une capacité de 3 h 30.

La VHS-C

VHS-C cassette
La VHS-C est une variante de la VHS, mais elle présente un format plus compact, destinée à certains caméscopes. Pour pouvoir lire les cassettes au format compact dans les magnétoscopes ordinaires, il est impératif de disposer d’adaptateurs.

La Video 8

La Video 8 est un format d’enregistrement vidéo analogique développé par Sony dans les années 80. La cassette fut tout particulièrement utilisée pour l’enregistrement de vidéo amateur et comme archivage informatique. À noter que le format peut être lu depuis tous les types de caméscopes.

Le MiniDV

MiniDV
Même s’il est désormais possible de faire une numerisation cassette, il reste qu’à une certaine époque, les petites cassettes ont eu un succès monstre. La singularité du Mini-DV, c’est qu’il permet d’enregistrer des vidéos en format DV (Digital Video) sur des cassettes numériques avec une faible compression pour chaque image, ce qui rend ensuite aisé le transfert et le traitement de la vidéo. Les cassettes MiniDV sont notamment disponibles dans des versions de 30 minutes, de 60 min et de 80 min.

L’Hi8 et le Digital 8

cassette 8mm
L’Hi8 est le format d’enregistrement le plus utilisé avec les caméscopes grand public. Variante du 8 mm, l’Hi8 a été développé par Sony et fut ensuite repris par une vingtaine de constructeurs. Enfin, le Digital 8 est un format de cassettes qui utilise le codec DV. Conçu tout particulièrement pour les utilisateurs souhaitant à la fois profiter des avantages du numérique et de l’analogique, le Digital 8 est un format de transition qui offre une qualité audio et vidéo intéressante.

Chacune de ces cassettes dispose de leurs propres caractéristiques, mais elles sont toutes utilisées pour l’enregistrement vidéo. Les souvenirs que l’on garde sur ces bandes sont des instants mémorables qui peuvent se perdre, car les cassettes peuvent détériorer avec le temps et l’usure. C’est notamment pour cela qu’il est impératif de copier une cassette sur un support plus fiable comme un DVD ou un disque dur.

Les batteries Ego pour la e-cigarette

batteriePour une cigarette electronique, la batterie est la partie qui permet d’alimenter en électricité la totalité du système. La batterie Ego est une des batteries standard de la cigarette électronique. Même si les magasins en proposent divers autres modèles, cette batterie présente encore plus d’avantages que les autres. L’essentiel est de connaître les spécificités de celle-ci.

La capacité et la tension de la batterie

batterie e-cigaretteSur le marché de l’e-cigarette, nous pouvons constater que la batterie Ego est beaucoup plus vendue par rapport aux autres batteries. Elle est connue sous diverses variantes qui restent indispensables grâce à leur qualité et à leur résistance. La capacité de la batterie Ego est mesurée en mAh. Si cette dernière est élevée, cela implique que la batterie dure plus longtemps. Pour vous guider, une batterie à 650mAh peut résister jusqu’à 6h de vapotage. Concernant la forme, la batterie de 650mAh est de 7cm. La tension de la batterie Ego est mesurée en Volts. Par défaut, la batterie délivre 3.3V. Pour une meilleure qualité de vapotage, il vous est recommandé de choisir la batterie Ego upgrade avec une tension de 4.2V.

Les différents modèles de batteries Ego

batterie EgoLes batteries Ego sont disponibles sous plusieurs variantes. Il est possible de les classer suivant leur capacité.
La batterie Ego C/T  est une batterie caractérisée par un voltage de 3.3 et dispose d’une fonction verrouillage par cinq pressions successives. C’est une batterie de base avec 650mAh et offre jusqu’à 6 heures. Elle est adaptée à tous les atomiseurs et les cartomiseurs sous diverses couleurs comme : le noir, le blanc ou le chrome.
La batterie Ego Twist est quant à elle, un consommable dote de voltage variable d’entre 3.0 à 4.8 V par incréments de 0.2V. Elle est disponible soit sous 650mAh ou à 1000mAh. Celle-ci est aussi compatible avec tous les atomiseurs comme : eGo, eGo T ou eGo C ainsi que les cartomiseur tel le clearomizer, Vivi Nova et stardust CE4.
La batterie Ego LCD est aussi un des modèles attrayants pour la cigarette électronique. Celle-ci est caractérisée par une capacité d’entre 900mAh et 1100mAh avec une tension de 4.2V en continu. A la différence des autres batteries, elle est associée à un écran digital renseignant le nombre de bouffées et du niveau de charge.

Le nouveau EOS 300D

La sortie récente de l’EOS 300D a eu un double effet contradictoire sur l’EOS 10D : d’un côté, il a perdu une bonne part de son attrait puisqu’un modèle deux fois moins cher propose désormais la même gestion numérique (capteur+ processeur). Mais, d’un autre côté, sont tarif « officiel » ayant baissé de 500€ (voir plus !) il est devenu encore plus attractif par rapport aux autres concurrents. Difficile donc de mettre ces deux argumentaires en balance et de tout synthétiser dans une seule notation !

Un boîtier à sa main

EOS 300D Avec son capot en magnésium et sa large coque, l’EOS 10D trahit d’emblée sa nature ambitieuse. Il est l’exact moyen terme entre les reflex d’entrée de gamme 100% plastique et les modèles pros « tropicalisés ».
Bien construit, solidement charpenté, muni d’un viseur acceptable (sans être excellent, couverture 95% seulement, il est meilleur que celui de l’EOS 300D !), l’EOS 10D propose toutes les sélections créatives : avec lui on choisit son système de mesure indépendamment du mo de fonctionnement, avec lui, on a le choix permanent entre autofocus Ai-Servo (priorité au déclenchement) et un autofocus One-Shot (priorité à la mise au point). On regrettera toutefois les petits oublis qui permettraient à cet EOS 10D de se différencier plus nettement de l’EOS 300D tek qu’une connexion en USB 2.0, qu’un double slot pour les cartes mémoires ou qu’une mise en route plus rapide. En revanche, pour les « purs Canonistes », il a cet atout incontestable qu’est la large molete arrière. L’EOS 300D en est dépourvue et cette seule différence justifiera pour certains l’achat d’un EOS 10D !

Un rendu doux

Mais pour l’essentiel, l’EOS 10D est une entière réussite. Les touches sont sécurisées, les molettes crantées et la signalétique entre les fonctions de prise de vue et de visualisation sont nettement identifiées.
La qualité d’image est également irréprochable. Le CMOS est désormais parfaitement maîtrisé par Canon et les 6 millions de pixels effectifs sont largement suffisants pour une utilisation photographique experte. Les forums Internet ont disserté à foison sur les problèmes d’autofocus qu’aurait l’EOS 10D avec certaines optiques. Pour notre part, nous n’avons pas eu de problèmes mais il est évident que nous ne pouvons pas essayer chaque boîtier avec les 60 objectifs Canon EF (actuels), plus les anciens plus la centaine de Sigmma, Tamron, Tokina etc… compatibles ! Tout reflex numérique moderne peut connaître ce genre de souci et dans le cas de l’EOS 10D, le SAV Canon opère gratuitement un réglage sur mesure avec les optiques éventuellement décalée. Reste alors la question centrale : pourquoi acheter un EOS 10D 400€ de plus qu’un EOS 300D, d’autant qu’il faudra en plus acquérir un zoom grand-angle (17-40mm f :4 conseillé) bien plus cher que le 18-55 mm dédié au 300D ? Pour nous la réponse tient dans la notion de plaisir et d’investissement. Un EOS 10D muni d’un 17-40mm f :4 représente un achat de long terme (avec un meilleur espoir de revente qu’un EOS 300D+ 10-55mm) et il permet de travailler avec un équipement, certes plus lourd, mais mieux construit. De plus, le rendu des couleurs est plus « doux », moins accentué. Moins flatteur à première vue mais meilleur à 400 ISO quand le contraste monte.

Des prêts à la consommation compétitifs

S’affranchir des banques pour obtenir à moindre coût un crédit à la consommation, une gageure ? Grâce à la plateforme Internet Prêt d’Union, www.pret-d’union.fr, les ménages à la recherche d’un prêt à la consommation et les particuliers investisseurs sont mis en relation tout en se passant de l’intervention des banques.
Principaux atouts, selon Charles Egly, président du directoire de Prêt d’Union : « Pour les emprunteurs, les taux compétitifs des prêt proposés – au maximum 19.500€, sur cinq ans -, inférieurs en moyenne de 1à 1,5% par rapport au marché, et pour les prêteurs, des taux de rémunération attrayants, actuellement jusqu’à 6,5% brut par an sur cinq ans. » Quant aux risques d’incidents de paiement considérables qu’engendrent, en général, les prêts entre particuliers, Prêt d’Union se veut rassurant en invoquant son statut d’établissement de crédit et sa politique de sélection un peu plus stricte des emprunteurs que ses concurrents.

Votre bourse en direct, nouvelle appli Ipad

Investir-Le Journal des Finances innove encore en lançant sa nouvelle application iPad, accessible à partir de l’App Store d’Apple. Avec ce nouveau produit, également disponible pour l’iPhone ou pour tout autre smartphone Android, vous disposez d’un tableau de bord complet pour suivre la Bourse en temps réel. Dès l’accueil, vous accédez aux cotations et graphiques des indices, au fil des dernières informations et conseils de la rédaction.

iPad

Auprès vous être connecté avec vos codes habituels, créez, retrouvez ou modifiez en direct vos portefeuille et listes de valeurs ainsi que les alertes sur les entreprises que vous suivez en particulier. Exclusif : ces données sont totalement synchronisées, que vous utilisez l’iPad, l’iPhone ou notre site Internet. Vous accédez par ailleurs, grâce au moteur de recherche situé en haut à droite de tout écran, aux fiches valeurs détaillées (cours, graphique, carnet d’ordres, consensus, conseil, actualités). Parmi les autres fonctionnalités, votre espace personnalisé plus détaillé, les devises (convertisseur en prime…) et les cours des matières premières.

Encore des astuces pour la prise de vue

Après la prise de vue

prise de vue photoAvant, seuls les fans du labo s’occupaient de la « post-production », En numérique, chacun doit se préoccuper des questions de transferts, de formats, de conservation. Les possibilités sont plus nombreuses, mais les obligations et les soucis, aussi!

Le passage par l’ordinateur

Quand un photographe numérique rentre chez lui, le travail n’est pas fini. Il va devoir décharger ses cartes mémoire, ranger et indexer ses images. Mais surtout, pour un usage professionnel ou tout simplement « créatif », il va devoir dupliquer sa photo et créer deux dossiers: l’un avec les images brutes déchargées restera intact. Dans l’autre, il va commencer par une visualisation rapide. Puis il va ouvrir chaque fichier pour juger de l’intérêt et de la qualité de sa photo. La poubelle va accueillir les images jugées ratées. Pour les autres, il va contrôler les niveaux (le fameux histogramme), vérifier la colorimétrie et éventuellement agir sur le filtre « accentuation » pour doper la netteté apparente. Puis il va s’agir de peaufiner son recadrage, de choisir une taille d’image et une résolution avant de renommer le fichier…

Stockage et archivage

Après vient le temps de l’archivage. A chacun sa logique de rangement, mais le numérique demande plus de rigueur que la fameuse boîte à chaussures qui recueillait vos pochettes de négatifs. En effet, le disque dur de votre ordinateur ne peut conserver toutes vos photos. Et de plus, ce n’est pas prudent de mettre tous ses œufs dans le même papier. La meilleure solution actuelle consiste à graver des CD. Chaque fois, faites un duplicata. Un CD sera conservé intact dans la bibliothèque, l’autre sera utilisé régulièrement. Chaque CD doit avoir une jaquette et un index avec une vignette des photos présentes. Sinon, ce sera l’enfer pour retrouver une photo. Le souci n° 1 est ensuite que le CD n’est pas éternel. Ni les lecteurs de CD. 11 faut donc déjà savoir qu’un jour vous devrez copier tous vos CD sur un autre support:
DVD 4,7 Go ou peut-être directement sur DVD Blu-Ray double couche (47 Go) à moins que l’AOD l’emporte (30 à 40 Go par disque). Affaire à suivre … Ce qui est certain, c’est que vos petits-enfants ne pourront pas, dans cinquante ans, ouvrir vos CD actuels!

De la VHS au DVD : un parcours extraordinaire

BetamaxAvec la mise en marché des cassettes vidéo Betamax, Sony a aussi sorti dans les années 80 des cassettes format VHS. Ainsi, depuis la magnétoscope VHS a vu aussi le jour et a connu un essor fulgurant car les gens étaient ravi d’avoir enfin l’occasion d’enregistrer enfin ses films préférés.

Les différentes étapes gravies par le VHS

Au tout début des années 70, les japonais ont longuement travaillé sur la réalisation des cassettes vidéo home system. Pour les inventeurs de JVC, c’étaient une véritable prouesse technique car enfin il existe une nouvelle norme pour les vidéos. En parallèle avec ce projet japonais, Sony a aussi crée sa propre marque nommé Betamax. Il faut reconnaitre qu’avec ce premier type de cassettes, le problème d’audio était plus que palpable puisqu’elles fonctionnent en son mono.
Ensuite avec l’évolution des recherches et surtout le soif de savoir des japonais et américains, durant les années 70, 3 constructeurs ont vu le jour et tentent d’imposer chacun leur marque. Ainsi, Sony continue d’ajuster son Betamax , JVC ajuste son VHS et aussi Philips crée son V2000. Parmi ces 3 format, Betamax attraie plus les gens grâce à la qualité de l’image qu’il offre. Face à la notoriété de la cassette de Sony, Philips a abandonné en pleine route. De plus il a connu quelques problèmes techniques. Mais pourquoi la cassette VHS a connu un tel essor ?
Leur secret se réside dans le fait qu’elle a une durée d’enregistrement plus qu’intéressant pour les utilisateurs. Ce type de cassette était très adapté pour enregistrer les films de longue durée mais également pour copier VHS DVD afin de conserver ses souvenirs pour longtemps car il faut savoir qu’elles se détériorent petit à petit.

magnetoscope

Et puis quand la magnétoscope apparat au grand jour, la question du droit d’auteur se posait finalement et sème la discorde entre les inventeurs. Mais le problème avec l’industrie du cinéma était encore plus que rude car la bataille juridique commençait. Devant le problème, Universal et Walt Disney étaient la partie contre de Sony avec son Betamax. A la fin d’une longue bataille juridique, Sony sorta vainqueur car il est devenu permis à toutes personnes d’enregistrer une émission en 1984. De son coté, les films commencèrent à être distribuer sur les marchés et c’est cela qui a apaisé l’industrie du cinéma car les cassettes leurs font faire des bénéfices.
Ce qui est fort désolant dans l’histoire des cassettes et du magnétoscope c’est qu’elles ont connus un fin malheureux pas comme les films qui sont sur leurs bandes. Il faut reconnaitre que les VHS ont vraiment occupé une grande place dans la vie quotidienne de tout le monde jusqu’en 2000 juste avant l’apparition des DVD. Je vous le rappelle, il est très important si on veut garder ses cassettes VHS et HI8 de faire numeriser vhs ou même VHS-C !  Et la vente et l’appréciation des magnétoscopes s’est détériorée au fur et à mesure que le quotta du DVD monte pour dépasser en 2003 la ventes des magnétoscopes.

L’arrivée du Canon EOS 300D

Le Canon EOS 300D est la star du moment. L’annonce de son prix a créé un véritable « trou d’air » sur le marché, chacun cherchant à ajuster son tarif par rapport au 1 200 € de ce reflex 6 MP.

La qualité d’image est !

Canon EOS 300D Abondamment analysé, testé et re-testé dans nos deux précédents articles, l’EOS 300D s’est remarquablement bien comporté entre les mains de nos différents testeurs. Tous sont unanimes pour reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un modèle au rabais mais bien d’un « vrai » reflex d’entrée de gamme, capable selon les besoins d’épauler un appareil pro ou d’initier un utilisateur à l’univers digital.
Le premier point fort de l’EOS 300D est son capteur CMOS 6 MP, le même que celui de son « frère ainé » l’EOS 10D. Comme par ailleurs, la même technologie du processeur Digic est implantée sur les deux boîtiers, les résultats en termes de qualité d’image sont tout à fait comparables entre ces deux modèles. Autrement dit, l’EOS 300D vous donnera des fichiers images irréprochables à 100 et 200 ISO, aptes à être agrandis jusqu’au A3. A 400 ISO, selon les sujets, le « bruit » (ce grain numérique) pourra être visible ou pas. Comme en argentique, où la granulation visible dépend de la luminosité ambiante (un même mm 800 lSO paraîtra « fin » par temps gris et « granuleux » dans un contre-jour enso-leîl1é). Quant aux sensibilités supérieures (800 et 1 600 ISO), on les réservera à des situations extrêmes ou à des recherches esthétiques « pictorialistes ». Il ne faut toutefois pas oublier que le capteur {et son processeur) ne fait pas tout. Si votre image est sous-exposée ou si vous avez mal choisi le couple vitesse-diaph, votre photo sera tout autant ratée qu’avec un appareil argentique ! Et c’est là où le Canon EOS 300D montre quelques limites. En effet, les divers choix « experts » sont cadenassés dans des programmes assistés. La mesure centrale n’existe qu’en exposition manuelle. La cadence rafale n’est accessible qu’en mode « sport ». La mémorisation de l’exposition est inactive en dehors des modes d’exposition experts (Av, Tv, P, M). Mêmes limites en AF où c’est l’appareil lui-même qui, selon le mode d’exposition choisi, (et éventuellement le sujet cadré) va donner la priorité au déclenchement ou à la mise au point. Autrement dit, sur le plan des fonctionnalités l’EOS 300D est destiné aux adeptes du pilotage automatique.

Un concept séduisant

Au niveau de la construction du boîtier et des finitions, les avis sont partagés. C’est un modèle « plastique », très amateur. Mais ceci dit les finitions sont soignées, les touches bien espacées et les différentes fonctions clairement identifiées. Seul défaut, hélas classique: le viseur.
Autre avantage, un 18-55 mm f : 3,5-5,6 a été conçu exclusivement pour lui (il est incompatible avec l’EOS 10D et tout autre EOS). Vendu seulement 130 € de plus, ce zoom permet de disposer d’un transstandard basique à bon prix. Car le problème de la conversion de focale (x1,6) reste le casse-tête n°1 pour les amateurs de grands angles. Sans être un foudre de guerre, ce 18¬55 mm « correct » représente la cerise sur le gâteau qui fait de cet EOS le meilleur rapport qualité-prix pour découvrir le numérique de qualité.

Les trackers en replication synthétique sont-ils dangereux ?

La découverte de la fraude de 2,3 milliards de dollars réalisée par Kweku Adoboli, courtier de la salle de marchés Delta One de UBS à Londres, relance une polémique sur l’utilisation des produits dérivés. Deux promoteurs réagissent à la remise en cause des ETF.

NON

orLes ETF connaissent un succès grandissant partout dans le monde. Lyxor, filiale du groupe Société Générale, a lancé son premier ETF en 2001. Les ETF de Lyxor représentent plus de 75% des volumes échangés à la Bourse de Paris.
Le succès de ces produits, auprès des institutionnels et des particuliers, est un gage de leur utilité. Leur négociation en Bourse, comme une action, et leur liquidité sont appréciées des investisseurs qui bénéficient d’une exécution quasi instantanée. Les ETF de lyxor sont des produits d’investissement sûrs et transparents, conformes à la directive OPCVM. Lyxor utilise pour tous ses ETF la méthode de réplication dite « synthétique ». Celle-ci consiste à acheter un panier de titres de même nature que celle de l’indice répliqué – par exemple d’actions pour un indice actions – puis à conclure un contrat d’échange (on parle de swap) avec une contrepartie bancaire. Cette technique garantit à l’investisseur une réplication parfaite de l’indice que la banque contrepartie swap s’engage à verser. Certains pointent du doigt cette technique, souvent par méconnaissance, et soulignent le risque de défaut de la banque contrepartie. C’est oublier que, réglementairement, la société de gestion doit veiller à ce que ce risque soit limité à 10% au maximum de la valeur de tous les actifs détenus par le fonds. Et que, en pratique, Lyxor applique des règles de gestion quotidiennes encore plus prudentes pour maintenir ce risque proche de 0%. Enfin, c’est omettre que les ETF en réplication physique prêtent souvent les titres détenus afin d’optimiser leur gestion, ce qui implique aussi risque de contrepartie.
La transparence est complète sur les ETF de Lyxor : nous publions chaque jour sur Internet la liste des titres détenus par chaque tracker, la valeur résiduelle et les contreparties du swap (Société Générale pour ce qui nous concerne). En conclusion, rappelons que les ETF sont des outils permettant un accès facile et à moindres coûts à toutes les classes d’actifs. Pour un particulier, c’est la possibilité de diversifier simplement son portefeuille. La véritable question qui se pose à l’investisseur est celle du choix du bon indice, celui qui délivrera l’exposition recherchée.

OUI

Nous ne voyons pas l’intérêt systématique de la réplication synthétique. Au contraire, dans un ETF investi en titres physiques, la simplicité domaine. Un ETF qui réplique l’Eurostoxx 50 est simplement investi dans les cinquante actions de l’indice.
C’est plus naturel et surtout cela n’introduit pas de risque de contrepartie, contrairement au swap. En termes de transparence et de visibilité, le physique est largement préférable. Autre avantage de la réplication physique, pour les fonds traditionnels comme pour les ETF, elle permet de bénéficier des revenus éventuels du prêt de titres. Chez iShares, nous réinjections dans l’ETF 60% des revenus générés, ce qui allège d’autant leurs frais de gestion et produit des écarts de performance très faibles par rapport à l’indice, au plus grand bénéfice du client.
Toutefois, il est concevable qu’un ETF fasse courir un risque de contrepartie s’il donne accès à un indice inaccessible avec des titres physiques cotés, par exemple des matières premières, ou procure un avantage fiscal. Tel est le cas des ETF d’actions internationales éligible au PEA : lorsqu’un investisseur en achète, face au risque de contrepartie, il peut bénéficier de la niche fiscale du PEA. Dès lors, chaque investisseur doit juger si la rémunération obtenue compense le risque de contrepartie de l’ETF synthétique. En revanche, je ne vois pas l’intérêt d’une réplication synthétique pour gérer des ETF obligataires, notamment ceux qui ne comportent que dix à quinze émissions et sont donc facilement gérables avec les titres physiques. Nous militons pour une meilleure transparence de la classification des ETP : indiquer s’il s’agit d’un ETF, d’un ETC ou d’un ETN. Il faudrait de plus que les promoteurs précisent le mode de gestion de leurs ETF afin que chaque investisseur puisse choisir son risque. Nous nous interrogeons aussi sur les produits à effet de levier et produits inverses car ce ne sont plus réellement des produits de placement à conserver longtemps en fond de portefeuille. Ces ETF sont des produits compliqués, au fonctionnement peu compréhensible. Un incident sur ces produits nuirait à l’image des ETF traditionnels et moins compliqués.